Les acheteurs qui paient des dizaines de milliers de shekels pour se libérer de leurs contrats d'achat sur plan

Les données du ministère des Finances révèlent que de nombreux acheteurs ayant annulé leurs transactions ont rencontré des difficultés de financement, n'ayant parfois rien versé avant l'annulation. Bien que les contrats prévoient généralement une indemnité de 10 %, les vendeurs acceptent souvent une réduction ou une exonération totale.

GlobesAuteur : Maya Levin
Source
Les acheteurs qui paient des dizaines de milliers de shekels pour se libérer de leurs contrats d'achat sur plan
Photo : Globes / רוכשי דירות / צילום: Shutterstock

Les données sur les annulations de transactions publiées dans la revue immobilière du ministère des Finances en juin ont fait l'objet d'une analyse approfondie ce week-end par Galit Ben Naim, adjointe à l'économiste en chef. Dans une publication sur les réseaux sociaux, Mme Ben Naim s'est concentrée sur deux aspects centraux : les raisons des annulations et les montants que les acheteurs sont tenus de verser, ou, dans de nombreux cas, les montants qu'ils parviennent à éviter.

Selon le suivi effectué par l'économiste en chef, 1 294 annulations de transactions conclues entre 2023 et 2025 ont été enregistrées en janvier. En août, ce chiffre a bondi de 41 % pour atteindre 1 821, principalement en raison des promotions de financement.

Mme Ben Naim a souligné que deux phrases revenaient fréquemment dans les documents d'annulation : « puisque l'acheteur n'a rien payé pour l'appartement » et « puisque l'acheteur a informé le vendeur qu'il n'est pas en mesure de finaliser l'achat ».

Les données du Sud, qui comptabilise 475 annulations pour des contrats signés entre 2023 et 2025, illustrent cette tendance. Mme Ben Naim note que dans environ deux tiers des cas, la raison invoquée auprès de l'administration fiscale était des difficultés financières. Les justifications allaient du « refus de prêt hypothécaire » à « l'incapacité de financer l'achat ». Elle a également noté que même lorsque les acheteurs bénéficiaient de prêts accordés par les entrepreneurs — où ces derniers prennent en charge les intérêts — cela ne suffisait pas toujours à finaliser la transaction.

Un autre chiffre concerne les montants réellement versés avant l'annulation. Dans un tiers des transactions annulées dans le Sud, les acheteurs n'avaient rien payé. Si l'on ajoute les transactions où seuls des dizaines de milliers de shekels ont été versés, ce taux atteint la moitié de toutes les annulations.

Mme Ben Naim a souligné que ce phénomène ne se limite pas à la périphérie. Elle a cité l'exemple d'une transaction de luxe à Tel-Aviv, signée fin 2024 et récemment annulée pour « difficultés financières », où l'acheteur n'avait également rien versé avant l'annulation.

Enfin, elle a abordé le coût de la rupture d'un contrat. Les contrats de vente incluent généralement une indemnité convenue de 10 % du prix de l'appartement, ce qui peut représenter des centaines de milliers de shekels. Cependant, de nombreux accords d'annulation comportaient la mention « à titre gracieux » (Lpnim Mshurt Hdin), les vendeurs renonçant à la pénalité ou se contentant d'un paiement partiel.

« Dans le Sud, l'indemnisation moyenne pour les transactions annulées n'était que d'environ 20 000 shekels », note Mme Ben Naim.

Elle souligne toutefois que cette moyenne est fortement influencée par les nombreux cas d'exonération totale. Dans d'autres situations, les acheteurs ont été tenus de verser 200 000 shekels ou plus, et dans un cas à Tel-Aviv, l'indemnisation a atteint environ un demi-million de shekels.

Dans la même rubrique