Porsche face à 4 100 nouvelles suppressions de postes en raison de la crise

Le plan de restructuration de Volkswagen menace de supprimer 4 100 postes supplémentaires chez Porsche, portant à 25 % la perte potentielle d'effectifs.

+
ECONOMY // FINANCIAL FLOW

Une profonde crise secoue le groupe Volkswagen, dont les répercussions atteignent directement son joyau, la marque de luxe Porsche. Selon une information publiée hier (samedi) par le journal économique allemand Handelsblatt, le plan de restructuration agressive du groupe Volkswagen s'apprête à supprimer 4 100 emplois supplémentaires au sein de sa filiale.

Il s'agit d'une aggravation spectaculaire des mesures d'économies. Si ce plan rapporté est effectivement mis en œuvre, il s'ajoutera aux accords de juillet prévoyant le licenciement de 5 000 salariés d'ici 2035, ainsi qu'à la coupe de 4 000 postes supplémentaires convenue encore plus tôt.

La conséquence est douloureuse : le fabricant de voitures de sport risque de perdre environ un quart (25 %) de l'ensemble de ses effectifs. Cette mesure découle d'un vaste plan organisationnel approuvé par le conseil d'administration de Volkswagen en septembre, qui menace environ 50 000 emplois sur les plus de 300 000 salariés que compte le groupe dans le monde.

Bien que Volkswagen exerce un contrôle absolu sur Porsche — détenant 75 % des actions et 87 % des droits de vote —, il ne peut que recommander cette démarche à la direction de Porsche sans pouvoir l'imposer. Néanmoins, la pression s'accroît sur le PDG de Porsche, Michael Leiters, pour présenter rapidement un plan de redressement.

Pas plus tard qu'hier, Volkswagen a dû réviser fortement à la baisse ses prévisions de marge bénéficiaire annuelle pour les ramener à seulement 1 % (contre 4 % à 5,5 %), principalement en raison de dépréciations d'actifs chez Porsche. Le constructeur de luxe fait face récemment à un effondrement de ses ventes sur le marché chinois et à des dépenses colossales liées à la transition de sa stratégie vers les véhicules électriques. Aucune des deux entreprises n'a souhaité commenter ces informations.

Dans la même rubrique