Le coût de la guerre en Israël atteint 230 milliards de shekels
Les données du ministère des Finances indiquent que la guerre depuis le 7 octobre 2023 a coûté 230 milliards de shekels à Israël, soit environ 79 000 shekels par ménage, pesant lourdement sur les finances publiques.

Près de trois ans se sont écoulés depuis le matin du 7 octobre 2023, auxquels se sont ajoutées deux campagnes militaires face à l'Iran. Depuis le 7 octobre 2023, 7 165 proches ont rejoint le cercle du deuil, portant ce dernier à près de 60 000 personnes. À leurs côtés figurent des dizaines de milliers de blessés, d'invalides de Tsahal et de victimes d'actes de terrorisme, un bilan sans étiquette de prix.
Le coût financier direct
Selon les données du ministère des Finances, la guerre a coûté à l'État environ 230 milliards de shekels depuis le 7 octobre. Ce montant équivaut à près de deux budgets de défense en temps de paix ou à plus de 10 % du PIB annuel d'Israël. Le poste le plus lourd est l'armée. Les dépenses de l'appareil de défense en 2025 ont atteint 166 milliards de shekels, soit 7,8 % du PIB, contre 75 milliards et 4,3 % du PIB en 2022, à la veille de la guerre. Dans ce total, 32 milliards de shekels ont été consacrés aux jours de réserve et 11 milliards à la direction de la réhabilitation.
Le fonds d'indemnisation de l'impôt foncier a quant à lui absorbé les dégâts civils directs. Plus de 37 milliards de shekels en ont été versés, ne laissant plus que 2,8 milliards dans les caisses. Par conséquent, un nouveau cycle de combats nécessitera un apport budgétaire ou un emprunt. Les deux campagnes menées contre l'Iran ont à elles seules laissé une facture d'environ 5 milliards de shekels de dommages matériels directs et 8 milliards de dommages indirects, tandis que la réhabilitation du pourtour de la bande de Gaza s'élève à environ 17 milliards de shekels.
La charge pesant sur les ménages
Un calcul simple illustre l'ampleur de la somme : 230 milliards de shekels répartis sur environ 2,9 millions de foyers en Israël représentent près de 79 000 shekels par ménage, soit plus d'un demi-salaire moyen. Par habitant, l'addition s'élève à environ 23 000 shekels pour chaque citoyen, nourrissons compris. Cet argent a été détourné des routes, des hôpitaux et des salles de classe, et une partie sera financée par une dette dont ces mêmes familles paieront les intérêts pendant des années.
Les données se rapportent aux dépenses effectuées ou enregistrées comme engagements, et n'incluent pas l'impact sur la croissance, la baisse des investissements étrangers ou les dégradations de notation de crédit.
Le budget 2027, qui sera soumis au prochain gouvernement après les élections, devra trancher sur la méthode de financement de cet écart : hausse des impôts, coupes budgétaires civiles ou déficit.





