Les rendements du Trésor américain au plus haut dans l'attente du rapport sur l'emploi

Les marchés des changes évoluent prudemment avant les chiffres de l'emploi américain. Les rendements obligataires s'envolent et Neel Kashkari avertit que l'inflation persiste.

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ECONOMY // FINANCIAL FLOW

Des mouvements modérés ont caractérisé les marchés des changes mondiaux, le yen japonais enregistrant un repli notable, alors que les investisseurs retiennent leur souffle avant la publication demain du rapport mensuel sur l'emploi aux États-Unis. Sur le marché local, le dollar américain est resté globalement stable, s'échangeant autour de 3,07 NIS.

Marchés mondiaux et rendements obligataires

À l'échelle internationale, l'indice du dollar a progressé de 0,1 % pour atteindre 101,6 points. L'euro est demeuré stable, s'échangeant au-dessus de 1,13 $, tandis que la livre sterling a cédé 0,1 % pour évoluer au-dessus de 1,32 $. Parallèlement, le dollar a grimpé de 0,5 % face au yen japonais, s'établissant à 158,1 yens.

Cette tendance est alimentée par la hausse continue des rendements obligataires américains. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a grimpé hier de 5 points de base pour s'approcher de 5,30 %, son plus haut niveau depuis 2007. En outre, le rendement de l'obligation à 30 ans a progressé de 4 points de base pour s'établir à 5,63 %, un sommet inédit depuis 2002.

Position de la Réserve fédérale sur l'inflation

Le président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, a déclaré hier que l'inflation demeure un sujet de préoccupation majeur, en dépit de données économiques récentes inférieures aux prévisions des analystes.

"L'inflation est encore trop élevée", a affirmé Kashkari lors d'un entretien exclusif accordé à Steve Liesman de CNBC en marge d'un événement du Council on Foreign Relations à New York.

Ses propos font suite à la publication de l'indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) pour le mois d'août, considéré comme l'indicateur d'inflation privilégié par la Réserve fédérale. L'indice PCE core, qui exclut les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, a progressé de 3 % en rythme annuel, en deçà des attentes.

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