Pourquoi les tomates sont chères et sans goût : explications et perspectives
Les consommateurs font face à des tomates chères et insipides en raison de la chaleur estivale et des serres ombragées. L'amélioration est attendue pour la récolte d'hiver.
Les consommateurs font face à un dilemme frustrant dans les supermarchés : les tomates sont à la fois chères et insipides. Malgré l'attente d'une production estivale abondante et savoureuse, les acheteurs se retrouvent constamment déçus par des fruits sans goût.
Pourquoi l'été n'est pas la saison idéale pour les tomates
Selon Michal Habivian de la ferme Habivian, la véritable saison des tomates se situe à la fin du printemps. La fin de l'été et l'automne sont des périodes particulièrement difficiles pour leur culture. La qualité d'un fruit dépend grandement des conditions climatiques lors de la floraison et de la maturation. Les tomates actuellement présentes sur les étals ont subi la canicule estivale, donnant des plantes stressées aux rendements très faibles.
« Le prix élevé est la conséquence directe de la pénurie », confirme Mme Habivian, rappelant que les hausses de prix liées aux faibles récoltes sont un phénomène récurrent.
Le défi des serres et le manque d'ensoleillement
La chaleur ne résume pas tout le problème. La grande majorité des tomates locales appartiennent à des variétés adaptées à la culture sous serres, secteur qui concentre les investissements. Si les serres conviennent au climat européen, elles posent problème localement. En été, les fortes chaleurs obligent à recouvrir les serres de filets d'ombrage. Si cela protège les plants, cela les prive de lumière directe, altérant directement leur goût.
Quand les prix baisseront-ils ?
Les consommateurs espérant se rabattre sur les tomates cerises rencontreront une situation similaire. Les cultures d'hiver étant plantées à Rosh HaShana, il faudra patienter environ 80 jours pour retrouver des tomates savoureuses et abordables.