La Cour suprême bloque des millions de remboursements aux promoteurs

La Cour suprême a statué que les promoteurs des programmes de logements subventionnés ne peuvent pas exiger le remboursement automatique des taxes de construction, préservant les finances des municipalités.

CalcalistAuteur : Dotan Levy
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La Cour suprême bloque des millions de remboursements aux promoteurs
Photo : Calcalist / צילום: יואב דודקביץ

Dans un arrêt historique rendu le jeudi 10 septembre, la Cour suprême a évité à des dizaines d'autorités locales de devoir rembourser des centaines de millions de sjekels de taxes de construction aux promoteurs immobiliers. Les juges de la Cour suprême Noam Solberg, David Mintz et Yechiel Kasher ont statué à l'unanimité dans l'affaire opposant la société Ofek Sheli au comité local de planification et de construction de Beit Shemesh, déterminant que l'entreprise n'a pas droit à une exemption partielle de ces redevances.

Les Origines du Litige Foncier

Le litige trouve son origine dans un appel d'offres remporté en 2015 par la société Ofek Sheli pour la construction d'un projet résidentiel de 36 logements à Beit Shemesh dans le cadre du programme gouvernemental "Prix Cible" (Mechir LeMishtaken). En 2017, l'entreprise avait versé environ 178 600 sjekels de taxes de construction. Quatre ans plus tard, en 2021, elle réclamait le remboursement de la moitié de cette somme, arguant que les projets destinés aux jeunes couples bénéficient d'exonérations partielles.

Le tribunal de première instance de Jérusalem avait rejeté la demande en novembre 2023, estimant que ces programmes ne sont pas construits directement à l'initiative de l'État et qu'aucune approbation spécifique n'avait été délivrée. Cependant, en mai 2024, le tribunal de district de Jérusalem avait inversé la tendance en faveur du promoteur, poussant le comité local à saisir la Cour suprême.

Portée et Conséquences de l'Arrêt

La Haute Cour a donné raison au comité local, soutenu par le Centre du pouvoir local et la procureure générale, qui a souligné que ces projets fonctionnent essentiellement selon les règles du marché libre.

"L'exonération est subordonnée à des conditions cumulatives, notamment une autorisation explicite qui faisait défaut en l'espèce," a indiqué la Cour suprême.

Cette décision annule de fait des dizaines de recours similaires en suspens à travers le pays, protégeant ainsi les finances des municipalités.

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