Immobilier en Israël : des tendances contrastées dans les grandes villes
Le Bureau central des statistiques relève une tendance immobilière mitigée au premier semestre 2026, marquée par la hausse des prix à Tel-Aviv et une augmentation de 13,8 % des prêts hypothécaires.

Le Bureau central des statistiques a publié de nouvelles données sur les prix de l'immobilier, révélant une tendance mitigée dans les principales villes au cours du premier semestre 2026. Alors que le prix moyen national d'un appartement a atteint environ 2,392 millions de shekels — soit une hausse de 3,9 % par rapport à la même période en 2025 — l'analyse par ville montre des trajectoires divergentes.
Tendances des prix par ville
Tel-Aviv reste la ville la plus chère du pays, enregistrant un prix moyen d'environ 4,45 millions de shekels au premier semestre 2026, soit une augmentation de 6,6 % par rapport aux 4,18 millions de shekels du premier semestre 2025. Ashdod a également connu une croissance significative, les prix moyens grimpant de 6,1 % pour atteindre environ 2,172 millions de shekels. À l'inverse, des villes comme Bat Yam, Hadera, Ashkelon, Herzliya, Ramat Gan et Petah Tikva ont enregistré de légères baisses des prix moyens par rapport à l'année précédente.
Herzliya, deuxième ville la plus chère de l'indice, a affiché un prix moyen de 3,782 millions de shekels, marquant une baisse de 0,9 %. Les experts immobiliers locaux attribuent ce changement à des acheteurs plus exigeants, très sensibles aux coûts de financement et réticents à payer des prix surévalués.
Hausse des petits appartements et des prêts hypothécaires
Les données classées par taille d'appartement soulignent que les hausses de prix les plus marquées ont concerné les petites unités. Le prix moyen national pour les appartements de 1 à 2 pièces a bondi d'environ 8,3 % pour atteindre 1,720 million de shekels. Parallèlement, les données de la Banque d'Israël indiquent que le volume total des prêts hypothécaires contractés en août a atteint 10,899 milliards de shekels. Le volume cumulé des prêts depuis le début de l'année 2026 s'élève à 79,6 milliards de shekels, reflétant une augmentation substantielle de 13,8 % par rapport à la même période de l'an dernier.
« Le marché des hypothèques demeure fort et stable, évoluant différemment du marché immobilier physique », ont souligné des représentants du secteur, expliquant cet écart par des accords de financement passés qui se concrétisent aujourd'hui en prêts effectifs.





