Le rapport financier 2025 d'Israël souligne la pression sur le fonds fiscal et la défense

Le rapport financier israélien de 2025 met en garde contre l'épuisement du fonds de taxe foncière, la hausse des coûts de défense et de lourdes charges de pensions.

GlobesAuteur : Asaf Zagrizak
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Le rapport financier 2025 d'Israël souligne la pression sur le fonds fiscal et la défense
Photo : Globes / מיכל עבאדי־בויאנג'ו, החשבת הכללית במשרד האוצר / צילום: חיים צח, לע''מ

Le rapport financier de l'État pour 2025, préparé par la comptable générale Michal Abadi-Boiangiu, présente un aperçu complet de la santé économique d'Israël, révélant des pressions critiques sur le fonds de taxe foncière, des dépenses de défense croissantes et des passifs de pensions massifs.

Épuisement du fonds de taxe foncière et essor des infrastructures

Le fonds de taxe foncière de l'État, conçu pour indemniser les dommages de guerre directs et indirects, s'épuise rapidement. Financé par les taxes d'achat sur les transactions immobilières avec une allocation de 25 %, il a versé 37 milliards de NIS d'indemnisations depuis le début de la guerre jusqu'à la fin de l'année dernière, suivis de 5 milliards de NIS supplémentaires après l'opération « Lion rugissant ». Avec seulement 2 milliards de NIS restants, le gouvernement devra probablement augmenter les allocations.

Parallèlement, le secteur privé s'est fortement engagé dans les appels d'offres d'infrastructure de l'État, les investissements ayant augmenté de 6,5 milliards de NIS en un an pour atteindre environ 53 milliards de NIS fin 2025. Cependant, le gigantesque projet de métro de 181 milliards de NIS présente des risques budgétaires potentiels.

« C'il s'agit d'un projet critique pour la croissance, mais c'est un événement complexe qui, en raison d'un décalage dans le calendrier des revenus et des dépenses, pourrait peser sur le ratio de la dette publique et le budget de l'État », a déclaré la comptable générale Abadi-Boiangiu.

Envolée des coûts de défense et pressions budgétaires

Les dépenses gouvernementales ont été dominées par la guerre en cours. Les dépenses de défense ont atteint 166 milliards de NIS l'année dernière, soit 7,8 % du PIB. Alors que le département du budget plaide pour une réduction des dépenses militaires, le bureau de la comptable générale avertit que les coûts ne pourront pas être réduits l'année prochaine en raison des achats militaires, des 32 milliards de NIS d'indemnités de réserve et des 11 milliards de NIS consacrés à la réhabilitation des familles endeuillées et des vétérans handicapés de Tsahal.

De plus, les passifs de l'État pour les pensions budgétaires s'élèvent à 718 milliards de NIS, soit une augmentation de 8 milliards de NIS par rapport à l'année précédente. Ces paiements devraient atteindre un pic d'environ 41 milliards de NIS en 2038. Le ratio de la dette par rapport au PIB d'Israël s'est établi à 67,9 % à la fin de l'année dernière.

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