Quelles sont les villes israéliennes qui construisent le plus de logements ?
Le rapport 2026 du ministère de l'Intérieur révèle une disparité massive dans les mises en chantier à travers Israël : alors que Jérusalem et Tel-Aviv-Jaffa mènent avec des milliers de nouvelles unités, de nombreuses villes plus petites ou établies font face à la stagnation, certaines enregistrant zéro mise en chantier en 2024.

L'horizon d'Israël change sous nos yeux, mais les données actualisées sur le logement pour 2024, issues du rapport 2026 du ministère de l'Intérieur sur l'état de l'administration locale, révèlent que cette « révolution de la planification » se produit de manière manifestement inégale. Les chiffres prouvent que le secteur est en plein essor dans certaines parties du pays, tandis que d'autres régions connaissent une paralysie et une stagnation profonde.
La tendance la plus marquante est visible dans les grandes autorités locales de plus de 200 000 habitants, où un bond de 56 % du nombre de mises en chantier a été enregistré entre 2020 et 2024. Parallèlement, un réveil sans précédent est observé dans la périphérie géographique, où les autorités à faible indice socio-économique ont vu leurs mises en chantier bondir de 64 %. À l'inverse, dans les villes établies à haut niveau socio-économique, une baisse de 14 % a été enregistrée, signe d'un épuisement des réserves foncières ou d'un changement de politique délibéré des municipalités pour préserver leur caractère.
Les leaders de la construction
Jérusalem et Tel-Aviv-Jaffa dominent largement le classement national. La capitale arrive en tête avec 6 104 nouveaux appartements mis en chantier en 2024 (contre 2 266 en 2020). Tel-Aviv-Jaffa suit avec 4 692 mises en chantier. La troisième place est occupée par la ville portuaire d'Ashdod (2 746), suivie de Bat-Yam (2 154) et de Haïfa (1 756).
Le top 10 comprend également Netanya, Lod, Rishon-le-Tsion, Netivot et Beit-Shemesh. Il est à noter que Lod, qui a connu des décennies de stagnation immobilière, a fait un bond spectaculaire à 1 668 mises en chantier en 2024 grâce à de nouveaux accords-cadres et au développement de nouveaux quartiers.
Stagnation et volatilité
L'analyse historique montre que la carte de la construction en Israël est extrêmement volatile. Les villes autrefois moteurs de la construction peuvent rapidement chuter dès que leurs réserves foncières s'épuisent. Ashkelon, qui menait le pays au début de la décennie, a vu son volume de construction réduit de plus de moitié, tombant à 1 149 appartements en 2024. Des tendances similaires sont observées à Harish et Ramat-Gan.
À l'autre extrémité du classement, la situation révèle une stagnation totale. Dans des localités comme Modi'in-Illit, Immanuel, Beit-El, Ma'ale-Efraim, Isfiya, Ghajar, Tzur-Hadassah, Deir-al-Asad et Bi'ina, le nombre de mises en chantier en 2024 a été de zéro. Cette réalité bipolaire, où les grandes villes se développent à toute vitesse tandis que d'autres sont exclues de la carte nationale, illustre le déséquilibre extrême qui caractérise aujourd'hui le marché immobilier israélien.





