Le coût de l'annulation des cotisations de retraite pour les jeunes en Israël
La proposition d'annuler l'obligation d'épargne-retraite pour les moins de 40 ans en Israël pourrait alléger le coût de la vie mais compromettre des milliards de rendement.

Jusqu'à 68 milliards de shekels. C'est l'estimation maximale des bénéfices d'investissement accumulés au cours de la dernière décennie dans les fonds de pension des travailleurs de moins de 40 ans, selon une analyse économique. Ce chiffre met en lumière l'un des risques majeurs de la proposition du professeur Avi Simhon, président du Conseil économique national, d'annuler l'obligation de cotisation de retraite pour les salariés de moins de 40 ans.
Cette initiative vise à répondre à la flambée du coût de la vie en Israel. Durant la vingtaine et la trentaine, de nombreux employés font face à des dépenses exceptionnellement élevées tandis que leurs salaires sont généralement inférieurs à ceux qu'ils percevront plus tard. Selon le projet, la cotisation salariale de 6% deviendrait facultative, tandis que la contribution patronale de 12.5% se poursuivrait normalement. Pour un jeune couple, ce changement pourrait augmenter le revenu disponible de près de 1 000 shekels par mois.
Cependant, l'analyse démontre l'importance capitale des premières années d'épargne pour l'avenir financier des jeunes. Sur environ 181.5 milliards de shekels gérés pour les moins de 40 ans, environ 114 milliards représentent les fonds déposés, tandis que 68 milliards supplémentaires correspondent aux bénéfices d'investissement accumulés au cours de la décennie.
"Un shekel déposé à 30 ans n'est pas seulement un shekel économisé pour l'âge de 67 ans. Il génère des rendements, et ces profits commencent eux-mêmes à produire des gains."
Arrêter les cotisations à un jeune âge signifie passer à côté de la puissance des intérêts composés. Une part importante de la richesse de retraite des jeunes épargnants provient des marchés financiers et du temps passé par l'argent dans les fonds.





