Immobilier : Netivot concentre 43 % des annulations de ventes dans le sud

La ville de Netivot concentre 43 % des annulations de ventes immobilières dans le sud d'Israël. Le ministère des Finances signale un taux d'annulation régional record de 7 %.

GlobesAuteur : Assaf Gilad
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Immobilier : Netivot concentre 43 % des annulations de ventes dans le sud
Photo : Globes / גלית בן נאים, סגנית הכלכלן הראשי באוצר, בוועידת ישראל לנדל''ן / צילום: כדיה לוי

La ville de Netivot, dans le sud d'Israël, a enregistré une hausse spectaculaire des annulations de transactions immobilières, représentant 43 % de l'ensemble des annulations de ventes de logements neufs dans la région sud. Ce chiffre est disproportionné par rapport à la part de Netivot dans les ventes totales des promoteurs dans le sud, qui n'est que de 25,8 %. Ces données ont été révélées par Galit Ben Naim, économiste en chef adjointe au ministère des Finances, lors de la Conférence de l'immobilier organisée par Globes et la Banque Leumi.

Après Netivot, Eilat enregistre le deuxième taux d'annulation le plus élevé du sud avec 18 %, suivie d'Ofakim avec 8,8 %. Les autres municipalités du sud, notamment Beer-Sheva, Ashkelon, Kiryat Gat, Dimona et Sderot, affichent des taux d'annulation à un chiffre. Ben Naim a précisé que, bien que les promoteurs concernés n'aient pas été nommés, le phénomène se concentre principalement chez les constructeurs privés.

Des taux d'annulation sans précédent dans le sud

Selon Ben Naim, le taux global d'annulation dans le sud d'Israël atteint désormais un niveau exceptionnellement élevé de 7 % de l'ensemble des transactions.

Galit Ben Naim a déclaré :

« Il est possible que des appartements aient été vendus sans vérifier si un premier versement avait été effectué, ou que les promoteurs aient simplement parié sur l'arrivée d'un acheteur. Le taux d'annulation actuel de 7 % dans le sud est extrêmement élevé, surtout si on le compare aux pics de 2021, où le sud ne représentait que 0,5 % des annulations nationales. »

De plus, la proportion de logements de seconde main vendus à perte réelle dans le sud reste élevée, atteignant un taux à deux chiffres. À l'inverse, des villes comme Arad, Holon et Haïfa ont enregistré une baisse significative de la part des ventes de seconde main à perte.

Évolution du marché et impact des conditions de financement

Contrairement au Bureau central des statistiques (CBS), le département de l'économiste en chef analyse directement les documents de transaction pour surveiller les conditions de financement et la structure des contrats. Ben Naim a retracé l'évolution du secteur immobilier israélien, passé d'un sommet historique après la pandémie à une période de stagnation ces cinq dernières années.

En août 2020, la baisse de la taxe d'acquisition à 5 % avait stimulé les transactions, menant à un record de 55 000 ventes en 2021, dont 36 000 sur le marché libre. Aujourd'hui, les ventes sur le marché libre sont tombées à seulement 22 000 unités par an. Les hausses successives des taux d'intérêt par la Banque d'Israël ont inversé cette tendance, un déclin qui s'est accéléré avec le déclenchement de la guerre en octobre 2023.

Début 2024, les offres de financement attractives des promoteurs ont temporairement relancé les ventes, entraînant un record historique pour les ventes de logements neufs dans le sud, avec 6 500 unités vendues sur le marché libre au premier trimestre. En décembre 2024, la moitié des appartements neufs étaient vendus via ces formules de financement. Cette part est tombée à 20 % en mai 2026 avant de remonter légèrement à 27 % en juillet 2026, le marché s'étant ralenti après l'imposition de restrictions sur ces avantages financiers début 2025.

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