Les loyers des appartements sans MAMAD s'effondrent : l'écart atteint 35 %

Les appartements sans pièce sécurisée sont devenus le choix par défaut des locataires n'ayant pas les moyens de payer des loyers élevés. Dans certaines villes, ces écarts ont atteint un sommet depuis le début de la guerre. Une analyse du site Yad2 révèle les difficultés du marché de l'immobilier ancien.

ICEAuteur : Itzik Yitzhaki
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Les loyers des appartements sans MAMAD s'effondrent : l'écart atteint 35 %
Photo : ICE / דירות-אילוסטרציה AI (צילום shutterstock)

En dehors de Tel-Aviv, les prix des loyers des nouveaux appartements ont commencé à se stabiliser ces derniers mois. À Tel-Aviv, la faiblesse du marché se reflète encore dans de nombreux projets, ce qui, compte tenu de la taille de la ville, tire l'indice des prix vers le bas.

Les prix des appartements baissent principalement sur le marché de l'occasion, ce qui affecte également les loyers. Cela n'est pas dû à une préférence pour le neuf, mais à la présence du MAMAD (pièce sécurisée). Une partie des appartements anciens, notamment ceux construits avant 1992, ne dispose pas de MAMAD. Le traumatisme vécu par le pays depuis octobre 2023 a provoqué une baisse significative de la valeur des appartements sans cette protection. On estime que la différence entre deux appartements presque identiques, construits avant et après 1992, peut atteindre 10 % à 15 %. Les propriétaires d'appartements sans MAMAD sont contraints de faire des compromis, la demande pour ces biens étant devenue très faible.

Une vérification effectuée par le site Yad2 montre que les écarts de loyer entre les appartements avec et sans MAMAD peuvent atteindre jusqu'à 37 %, surtout dans des villes comme Ashkelon et Beer-Sheva, plus exposées aux tirs de missiles. À Bnei Brak, la différence est moins marquée : elle était de 4,5 % en 2025 et atteint 14,2 % en 2026, peut-être sous l'ombre de la menace iranienne.

Les données de Yad2 confirment que les locataires évitent les appartements sans MAMAD. Dans certaines villes comme Bnei Brak (baisse de 6,3 %) et Bat-Yam (2,6 %), une tendance à la baisse des loyers pour ces appartements se dessine, tandis que les appartements neufs connaissent une hausse significative (2,4 % à Bnei Brak, et respectivement 11 % et 10,2 % à Givatayim et Tel-Aviv).

À Haïfa, un bond de 12,3 % a été constaté. Étant donné que ces villes ont essuyé de nombreuses salves pendant la guerre, il est probable que la sécurité soit devenue un facteur déterminant dans les choix de logement. À Ramat-Gan, l'écart de loyer entre un appartement avec et sans MAMAD a grimpé à plus de 30 %.

Enfin, les données de Jérusalem illustrent ce grand écart : le prix des appartements sans MAMAD a baissé de 0,8 %, tandis que les appartements neufs ont augmenté de 4,9 %, malgré le ralentissement du marché. L'écart entre les deux catégories est passé de 14,4 % en 2025 à 21 % cette année.

Bien que l'écart entre les différents types d'appartements augmente, il ne faut pas oublier que la comparaison est souvent faite entre des logements neufs et des appartements anciens, ce qui explique naturellement une grande partie de la différence. On estime que pour un appartement presque identique, dans le même quartier, la différence de prix liée à la présence d'un MAMAD oscille autour de 10 %.

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