Les données de Yad2 révèlent : les quartiers où les loyers ont le plus augmenté
Les données de Yad2 indiquent que dans le quartier de Beit HaKerem à Jérusalem et à Sarona à Tel-Aviv, les loyers ont progressé à des taux à deux chiffres sur l'année écoulée, dépassant largement la moyenne nationale de 4,4 %. La hausse est plus marquée pour les appartements de trois pièces que pour ceux de quatre pièces, bien que certains quartiers de Tel-Aviv enregistrent une baisse des prix.

Les prix des loyers en Israël augmentent régulièrement depuis un certain temps. Entre le 7 octobre 2023 et mars 2026, une hausse moyenne d'environ 7 % a été enregistrée à l'échelle nationale. Selon les dernières données du Bureau central des statistiques pour juin, le taux de croissance annuel des loyers s'établit à 4,4 %, tandis que l'indice d'entretien des appartements a progressé de 1,8 % au cours de l'année écoulée.
Pour comprendre l'impact de cette tendance, nous avons analysé les données avec le groupe Yad2 afin d'identifier les quartiers où les loyers ont le plus augmenté. Dans certaines zones, cette hausse a atteint des taux à deux chiffres, représentant des dizaines de milliers de shekels par an. Il est important de noter que ces chiffres correspondent aux prix demandés et non nécessairement aux montants finaux des contrats signés.
Les appartements de 3 pièces plus touchés que les 4 pièces
L'analyse de Yad2 montre que le loyer mensuel des appartements de trois pièces a augmenté plus rapidement que celui des quatre pièces, entraînant une hausse des charges mensuelles dans les deux cas.
La hausse annuelle la plus significative (17 %) a été enregistrée dans les quartiers de Beit HaKerem et Ramat Beit HaKerem à Jérusalem pour les appartements de trois pièces : le loyer moyen est passé de 5 576 NIS en juillet 2025 à 6 524 NIS en juillet dernier (un écart de 948 NIS).
À Givat HaRakafot (Kiryat Ata), le loyer moyen d'un trois-pièces est passé de 2 325 NIS à 2 663 NIS (+338 NIS). Cependant, l'écart monétaire le plus important a été observé dans le quartier de Ganei Sarona à Tel-Aviv, où le loyer moyen d'un quatre-pièces a bondi de 10,8 %, passant de 12 066 NIS à 13 371 NIS (+1 305 NIS).
Dans le quartier du « Centre calme » à Petah Tikva, une augmentation de 10,5 % a été enregistrée pour les quatre-pièces, passant de 6 054 NIS à 6 690 NIS (+636 NIS).
Tel-Aviv : une situation contrastée
Malgré la tendance générale, certains quartiers de Tel-Aviv ont vu leurs loyers baisser. Par exemple, dans les parties nord et sud du « Nouveau Nord », les loyers des quatre-pièces ont chuté de 5 à 5,5 % (plus de 600 NIS par mois). À Neve Hen, les prix des trois-pièces ont baissé de 11,7 % (environ 635 NIS), tandis qu'à Yad Eliyahu, la baisse a atteint 7,5 % (environ 500 NIS).
Sima Azulay, PDG de l'immobilier d'occasion chez Yad2, souligne : « Le marché locatif n'est plus uniforme. La demande locale, le renouvellement urbain et l'accessibilité influencent les prix plus que jamais. Pour ceux qui cherchent un logement, il est crucial d'analyser le marché au niveau du quartier, car la distance entre deux zones adjacentes peut entraîner un écart de plus de 1 000 NIS sur le loyer mensuel. »
Talia Koren, associée chez Re/max Advantage, ajoute : « Il existe un lien direct entre le prix élevé des appartements et la hausse des loyers. Beaucoup de personnes, incapables de contracter un prêt hypothécaire, se tournent vers la location, ce qui stimule la demande. La hausse des prix des trois-pièces reflète une volonté de se tourner vers des surfaces plus petites ou des villes plus abordables comme Bat Yam ou Petah Tikva, où les infrastructures de transport s'améliorent. »





