Immobilier en Israël : décisions clés sur l'expulsion et les biens
De récentes décisions de justice en Israël traitent de litiges immobiliers, confirmant une expulsion à Tel-Aviv, rejetant des droits sur un bien pré-nuptial à Jérusalem et sanctionnant une entreprise à Bat Yam.

Le tribunal de district de Tel-Aviv a rejeté l'appel d'une femme résidant depuis des décennies dans une structure près de la plage de Metzitzim, confirmant une décision d'expulsion. Le terrain appartient à l'État et la municipalité de Tel-Aviv détient les droits d'expropriation pour cause d'utilité publique. Le tribunal a statué que l'occupante ne possède aucun droit foncier ni droit à un relogement alternatif, l'inaction passée des autorités ne valant pas accord tacite.
Dans une autre affaire, le tribunal aux affaires familiales de Jérusalem a débouté une femme réclamant la moitié de l'appartement de son conjoint, acquis peu avant leur union. Le juge Moshé Brown a estimé que ce bien constitue un patrimoine propre exclu du régime de partage des biens selon la loi financière, l'épouse n'ayant pas démontré d'intention manifeste de mise en commun au-delà de la vie mariale. Ses arguments fondés sur des violences conjugales ont également été écartés faute de lien prouvé avec sa situation financière.
Par ailleurs, le tribunal de district de Tel-Aviv a prononcé une injonction pour outrage au tribunal contre une entreprise de construction n'ayant pas entrepris la rénovation de la façade d'un immeuble classé dangereux à Bat Yam. Le juge Yacob Shaked a rejeté les justifications liées à des conflits successoraux, ordonnant le début immédiat des travaux sous peine d'une amende journalière de 4 000 shekels versée à l'État.





