Immobilier en Israël : les acheteurs privilégient la fiabilité des promoteurs
Une étude de CofaceBDi révèle qu'en raison de nombreuses faillites, les acquéreurs immobiliers en Israël privilégient désormais la fiabilité des promoteurs aux critères classiques.

Le marché immobilier israélien connaît une transformation profonde, les acquéreurs privilégiant désormais la solidité financière et la fiabilité des promoteurs au détriment des critères traditionnels tels que l'emplacement, la superficie ou la vue depuis le balcon.
Une nouvelle étude menée par CofaceBDi, société de gestion des risques de crédit, auprès de plus de 120 dirigeants du secteur et d'acheteurs récents, met en lumière ce changement de priorités. D'après les résultats, 77 % des acheteurs accordent une importance primordiale à l'expérience passée de l'entreprise et à ses projets achevés, un pourcentage identique examine sa fiabilité, 68 % évaluent sa réputation et 64 % scrutent sa stabilité financière.
Une vague inédite de faillites de promoteurs
Cette prudence accrue découle de la grave instabilité qu'a traversée le secteur du bâtiment au cours des deux dernières années, marquées par la faillite ou l'insolvabilité de plus de 1 000 entreprises de construction et promoteurs. Selon les données de CofaceBDi, environ 800 entreprises ont mis la clé sous la porte en 2025, suivies de 270 autres durant les quatre premiers mois de 2026.
Interrogés sur l'importance du marketing, 64,5 % des promoteurs le jugent important et 19 % le considèrent comme critique pour la réussite commerciale. Pour 36 % d'entre eux, le rôle principal du branding est d'instaurer la confiance et un sentiment de sécurité auprès du public.
Vendre la confiance plutôt que des mètres carrés
Dafna Ratzon, directrice marketing chez CofaceBDi, souligne que ce passage d'une commercialisation de biens à une commercialisation de la confiance reflète une évolution comportementale profonde. Les acheteurs analysent minutieusement la structure financière du promoteur.
Les experts du secteur confirment que les acheteurs se montrent aujourd'hui beaucoup plus calculateurs et soucieux d'éviter le risque d'insolvabilité. L'avocat Dan Halpert a ainsi rappelé que les questions initiales ne portent plus sur les finitions intérieures, mais bien sur les garanties solides et l'expérience avérée des sociétés de construction.





