Une étude met en lumière le burn-out caché et les défis de l'IA au travail
Une étude montre que 55 % des salariés cachent leur épuisement professionnel à leur hiérarchie. Malgré le gain de temps lié à l'IA, la charge de travail et les attentes augmentent.

Une nouvelle étude menée par la société Hubstaff révèle que 55 % des employés de bureau à temps plein aux États-Unis admettent dire à leur supérieur que tout va bien alors qu'ils se sentent submergés, tandis que 69 % déclarent avoir souffert d'épuisement professionnel au cours de l'année écoulée.
Parmi les salariés en situation de burn-out dont les supérieurs étaient informés de leur situation, 64 % affirment que rien n'a changé par la suite. En outre, 54 % des sondés estiment que la direction ne perçoit qu'une moitié ou moins de leur journée de travail réelle, ce qui amène les employeurs à prendre des décisions stratégiques sur des bases incomplètes.
L'impact caché de l'intelligence artificielle
Bien que 79 % des employés interrogés utilisent des outils d'intelligence artificielle, la technologie n'a pas nécessairement allégé la charge de travail. En effet, 46 % des utilisateurs constatent que les attentes ont augmenté depuis l'adoption de l'IA, contre seulement 5 % qui signalent une baisse.
De plus, 45 % des utilisateurs d'IA consacrent une heure ou plus par semaine à corriger des livrables produits par des collègues à l'aide de l'intelligence artificielle. Ce travail invisible absorbe un temps précieux sans figurer dans les indicateurs de performance.
Le coût du retour au bureau
Concernant les politiques de travail hybride, 67 % des salariés indiquent qu'une rémunération plus élevée les inciterait à augmenter leur présence physique au bureau. Les déplacements sont ainsi perçus comme un coût financier et temporel nécessitant une compensation concrète.




