Bâtiment en Israël : réexamen de l'interdiction de recrutement en Inde et au Sri Lanka

Plusieurs ministères examinent la possibilité de réviser l'interdiction de recrutement d'ouvriers indiens et srilankais. Les promoteurs redoutent des retards de chantier et une pénurie de main-d'œuvre.

Bâtiment en Israël : réexamen de l'interdiction de recrutement en Inde et au Sri Lanka
Photo : Unsplash / Christina Hawkins

Plusieurs ministères israéliens déploient des efforts pour réunir un comité de directeurs généraux afin de réexaminer la décision controversée d'interrompre le recrutement privé de travailleurs du bâtiment en Inde et au Sri Lanka à partir de 2027. Annoncée le mois dernier par l'Autorité de la population et de l'immigration en raison de préoccupations liées au trafic d'êtres humains, cette mesure a provoqué une onde de choc dans le secteur de la construction.

Les entrepreneurs, qui dépendent largement de ces deux pays pour leur main-d'œuvre qualifiée, s'inquiètent d'une rupture d'approvisionnement. Bien que l'autorité ait suggéré des alternatives comme l'Ouzbékistan, le Vietnam ou la Roumanie, la mise en place de nouvelles filières exige du temps. Le directeur général du ministère du Logement, Yehuda Morgenstern, a exhorté les autorités à augmenter les quotas de 20 000 travailleurs et à réduire les taxes.

De son côté, l'Association des entrepreneurs, par la voix d'Yigal Slovik, demande le maintien des filières indiennes et srilankaises jusqu'à l'établissement d'un modèle stable. Le secteur fait actuellement face à un déficit d'environ 20 000 ouvriers, aggravé par l'absence de travailleurs palestiniens depuis le 7 octobre 2023.

Entre 2023 et 2025, la durée de construction d'un appartement s'est allongée de 5,1 mois, accroissant les coûts financiers pour les promoteurs. Alors que les mises en chantier ont atteint 80 000 unités en 2025, les achèvements piétinent à 60 000, illustrant les goulots d'étranglement persistants du secteur.

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