Construction en Israël : le ministère du Travail propose un report des règles de sécurité
Le ministère israélien du Travail propose un report d'un an, jusqu'en octobre 2027, pour l'application des règles de spécification des ressources de sécurité dans les contrats de construction existants.

Le ministère du Travail envisage d'accorder au secteur de la construction un délai supplémentaire d'un an pour s'adapter à une disposition clé des nouvelles réglementations de sécurité entrée en vigueur le 16 octobre. Selon un projet soumis aux commentaires du public, l'application de l'obligation de détailler les ressources allouées aux plans de sécurité dans les contrats entre les maîtres d'ouvrage et les entrepreneurs serait reportée au 16 octobre 2027. Cet assouplissement proposé est subordonné au respect d'exigences strictes en matière de documentation et d'allocation des ressources sur les chantiers, concernant exclusivement les accords signés avant le 16 octobre 2025.
Cette décision intervient à la suite d'un appel formel de l'Association des constructeurs d'Israël, qui a fait valoir que le secteur n'était pas prêt à satisfaire à plusieurs nouvelles exigences. L'association a souligné l'absence de formulaires en ligne pour déclarer le début des travaux, leur achèvement et le remplacement des contrôleurs de sécurité, ainsi que des difficultés de formation du personnel. L'organisation avait brandi la menace d'un recours judiciaire en cas de carence.
Extension de la responsabilité en matière de sécurité
Les nouvelles réglementations, approuvées après de longs débats, visent à étendre la responsabilité juridique en matière de sécurité sur les chantiers aux promoteurs et maîtres d'ouvrage, et non plus seulement aux entreprises exécutantes. Parmi les obligations figurent l'élaboration d'un plan de sécurité, la désignation d'un contrôleur de sécurité et la ventilation des ressources allouées. Toutefois, à la veille de l'entrée en vigueur, le ministère a publié un projet offrant une période de transition pour l'un des articles.
La disposition en question impose aux promoteurs et entrepreneurs de préciser dans leur contrat les ressources destinées à la sécurité, telles que les équipements de protection et le matériel de clôture. De nombreux contrats ayant été signés en amont, le ministère propose d'aménager un délai pour régulariser ces accords existants, à condition que l'allocation réelle des ressources soit documentée et accessible aux ouvriers.
Conditions et controverses sectorielles
Selon le projet, l'application de l'obligation d'inclure le détail des ressources dans les contrats est suspendue jusqu'en octobre 2027, sous réserve de conditions strictes. Dans les sites nécessitant un plan de gestion de la sécurité, le responsable du lieu de travail doit formaliser par écrit l'allocation des ressources et en informer les employés. Les obligations fondamentales de désigner un contrôleur de sécurité et de détenir un plan de sécurité restent quant à elles pleinement en vigueur.
Cependant, des voix critiques se font entendre. Des experts juridiques s'interrogent sur la pertinence de modifier des contrats déjà conclus, tandis que l'organisation Kav LaOved redoute que ce report n'affaiblisse la protection des ouvriers du bâtiment dans un contexte marqué par de nombreux accidents mortels sur les chantiers.





