La Banque d'Israël élargit les services des agences mobiles dès 2027
La Banque d'Israël a annoncé que les agences bancaires partielles et mobiles offriront des services complets dès janvier 2027, tandis que les restrictions sur les pop-ups temporaires seront levées.

La Banque d'Israël élargit considérablement la capacité des banques à fournir des services en dehors de leurs agences fixes. À compter de janvier 2027, les agences partielles et mobiles, actuellement limitées quant aux types de clients et de services qu'elles peuvent proposer, seront autorisées à dispenser l'ensemble des services bancaires à tous les clients.
Parallèlement, les restrictions concernant l'exploitation d'agences temporaires, comparables à des pop-ups bancaires, seront levées. La limite de 90 jours sur leur activité sera supprimée, le plafond sur leur nombre sera aboli et une banque disposant de l'autorisation générale adéquate n'aura plus besoin d'informer au préalable le superviseur des banques lors de l'ouverture de telles structures.
Types de points de service
La nouvelle réglementation distingue trois types de points de service. L'agence temporaire — le pop-up bancaire — est principalement destinée à l'acquisition de nouveaux clients et ne deviendra pas une agence complète. Ses activités resteront limitées aux demandes d'ouverture de compte, de dépôts, de crédit, de cartes de paiement et à la remise de documents.
En revanche, l'agence partielle fonctionne dans une pièce dédiée dotée d'une signalétique bancaire, tandis que l'agence mobile est un point de service déplaçable, notamment par véhicule. La principale innovation concerne ces deux dernières catégories : les restrictions sur les types de services et de clients seront levées, leur permettant d'offrir des prestations bancaires complètes.
Les autorités de régulation ont souligné que l'expérience des agences partielles et mobiles a prouvé leur utilité auprès de populations variées, notamment dans les maisons de retraite et en périphérie, renforçant l'accessibilité dans les localités à faible densité d'agences.
Transition numérique et disparités démographiques
Ces assouplissements interviennent alors que le passage du public vers les canaux bancaires directs a atteint un stade très avancé. En 2025, environ 90 % des opérations bancaires ont été réalisées via ces canaux, contre 66 % en 2019. Parmi ces transactions, 65 % ont été effectuées via les applications mobiles des banques.
Toutefois, la transition numérique n'est pas uniforme. Chez les personnes âgées de 71 ans et plus, seulement 30 % des transactions sur les canaux directs utilisent l'application, contre environ 67 % chez les clients de moins de 25 ans.
« La Banque d'Israël exige des banques qu'elles garantissent un déploiement de services physiques adéquat, prenant explicitement en compte les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les populations à faible culture numérique », ont insisté les régulateurs.
Dans ce contexte, la supervision renforce également l'autre volet de la politique. La directive de gestion bancaire adéquate 400 oblige déjà les conseils d'administration à fixer des politiques d'implantation tenant compte des besoins des clients, de la démographie et de la géographie.
Statistiques des agences et ajustements réglementaires
Le nombre d'agences bancaires en Israël ne diminue plus au rythme rapide de la décennie précédente. Fin 2025, Israël comptait 959 agences opérationnelles, dont 902 fixes et 57 partielles et mobiles. Après une tendance à la réduction amorcée en 2013, le nombre d'agences s'est stabilisé depuis 2021.
Néanmoins, toutes les agences ne proposent pas l'ensemble des services traditionnels : seulement 32 % environ offrent des services de guichet, tandis que 59 % environ proposent des services hypothécaires.
La circulaire prévoit également l'annulation d'une ancienne autorisation permettant le transfert d'une agence dans un rayon de 500 mètres. Les régulateurs ont précisé qu'il ne s'agit pas d'un durcissement concernant la fermeture des agences, mais d'une simplification juridique, ces transferts nécessitant déjà une approbation préalable.





