L'exposition des banques aux promoteurs immobiliers atteint 511 milliards

Leader Capital Markets avertit que l'exposition des banques aux promoteurs immobiliers a atteint 511 milliards de shekels sur fond de ralentissement des ventes.

CalcalistAuteur : Almog Ezer
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L'exposition des banques aux promoteurs immobiliers atteint 511 milliards
Photo : Calcalist / צילום: שלומי ברוך

Leader Capital Markets met en garde contre un écart croissant entre la faiblesse des ventes d'appartements et la flambée des financements accordés aux promoteurs et aux entrepreneurs. Selon une étude publiée par la maison d'investissement, l'exposition des banques au secteur a atteint 511 milliards de shekels, le crédit total ayant augmenté de plus de 100 milliards de shekels en l'espace d'un an.

Alon Glazer, analyste bancaire et assurance au sein de la maison d'investissement, affirme que plus les banques continuent d'accroître leurs crédits, plus les répercussions futures potentielles risquent d'être importantes. Cette injection de liquidités intervient sur fond de stagnation des ventes sur le marché immobilier.

Une explosion de l'exposition au crédit

La principale préoccupation de Leader réside dans le rythme de croissance du crédit. D'après le rapport, les actifs à risque des banques face aux promoteurs ont bondi de 79 milliards de shekels sur 12 mois pour atteindre 511 milliards de shekels. À titre de comparaison, fin 2020, ce montant s'élevait à peine à 220 milliards de shekels, soit une multiplication par plus de deux en moins de six ans.

Au-delà du secteur bancaire, Leader estime que le portefeuille de crédit accordé par les compagnies d'assurance approche les 20 milliards de shekels. Les sociétés de crédit non bancaire ont quant à elles accru leurs prêts sectoriels d'environ 4,5 milliards de shekels au cours de l'année écoulée pour atteindre près de 20 milliards de shekels.

« La probabilité de voir des risques se matérialiser a considérablement augmenté », écrit Alon Glazer, soulignant la baisse des ventes, le recul des prix et l'offre importante de logements.

Profits actuels et risques cachés

Malgré le ton sévère du rapport, Leader ne prétend pas que le secteur de la construction traverse une crise du crédit ou fait face à un effondrement imminent. La note qualifie plutôt cette dynamique de source de rentabilité élevée pour les banques, qui continuent d'engranger des profits sans constituer de provisions significatives pour créances douteuses. Les analystes s'interroge toutefois sur la durabilité de cette stratégie face à la faiblesse persistante du marché du logement.

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