Le gouverneur de la Banque d'Israël Amir Yaron appelle à baisser les prix de l'immobilier
Le gouverneur de la Banque d'Israël, Amir Yaron, appelle les promoteurs à baisser les prix de l'immobilier et s'oppose au plan de Benjamin Netanyahu de bloquer 400 milliards de shekels pour la défense.

Appel aux promoteurs : baissez les prix de l'immobilier
Le gouverneur de la Banque d'Israël, le professeur Amir Yaron, a exhorté les promoteurs immobiliers à procéder à des baisses de prix directes pour relancer le marché résidentiel. S'exprimant lors d'un entretien accordé à Globes à l'occasion de la Conférence israélienne de l'immobilier, Yaron a souligné que la banque centrale surveillait de près l'écart entre l'utilisation du crédit par les promoteurs et les ventes réelles.
« Si les promoteurs veulent accélérer les ventes, il n'y a pas d'autre solution : une baisse des prix réveillera le marché. Nous constatons dans certains projets une utilisation du crédit supérieure aux niveaux naturels par rapport au rythme des ventes. Le moyen de combler cet écart est d'augmenter les ventes, et les ventes viendront s'ils baissent les prix. »
Yaron a souligné que les campagnes promotionnelles, telles que les formules de paiement « 20-80 », masquent la baisse réelle des prix, qui est probablement plus prononcée que ce qui apparaît dans les chiffres officiels. Il a averti que la Banque d'Israël surveillait de près ces structures de financement et était prête à intervenir pour protéger les acheteurs.
Taux d'intérêt et inflation
Cet entretien intervient au lendemain de la décision du Comité monétaire de réduire le taux d'intérêt directeur à 3,25 %. Amir Yaron a qualifié cette décision de gestion des risques dans un contexte de forte incertitude géopolitique et budgétaire. L'inflation étant récemment tombée à 1,5 %, au milieu de la fourchette cible, le gouverneur a tracé une voie prudente pour l'avenir.
Les futures décisions dépendront de l'évolution macroéconomique. Si l'inflation remonte, le cycle de baisse pourrait s'interrompre ; si elle continue de ralentir, la banque centrale poursuivra ses baisses de manière mesurée vers un taux neutre.
Trilemme budgétaire et dépenses de défense
En tant que conseiller économique du gouvernement, la Banque d'Israël prépare un plan stratégique axé sur un « trilemme budgétaire » reposant sur trois piliers :
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Ramener le ratio dette/PIB sur une trajectoire descendante.
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Évaluer rigoureusement les dépenses de défense.
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Investir dans les moteurs de croissance, notamment l'éducation et les infrastructures.
Amir Yaron a exprimé une vive opposition au projet du Premier ministre Benjamin Netanyahu de sanctuariser un budget d'acquisition de défense de 400 milliards de shekels sur dix ans avant les élections de la 26e Knesset prévues le 27 octobre 2026.
« La sécurité a besoin de l'économie. Il n'y a pas de budget illimité, il n'y a pas de repas gratuit. Nous devrons financer ces dépenses, soit par l'impôt aujourd'hui, soit par l'impôt futur, soit par des charges d'intérêts accrues. L'armée elle-même doit intégrer l'ampleur de la hausse de son budget et mettre en place des contrôles d'efficacité. »
Il a également appelé à éliminer les fonds coalitionnels et les incitations négatives à l'emploi dans le prochain budget afin de soutenir la croissance.
Dépendance envers Nvidia et stratégie IA
Évoquant les performances du PIB, Yaron a commenté la dépendance croissante d'Israël envers Nvidia. Tout en reconnaissant que le géant technologique génère d'importantes recettes fiscales, il a averti que cette concentration exigeait une vigilance accrue.
En matière d'intelligence artificielle, le gouverneur a recommandé à l'État d'investir dans l'infrastructure de base de l'IA afin de garantir sa souveraineté technologique face aux géants américains comme Google, Anthropic ou ChatGPT, tout en laissant le développement d'applications au secteur privé.
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