Les graines de pastèque israéliennes en net recul face aux habitudes
Les graines de pastèque israéliennes reculent face aux tournesols chinois, poussant les agriculteurs du nord à réduire fortement leurs cultures.

Les emblématiques graines de pastèque israéliennes, qui ont accompagné chaque match de football ou réunion de salon pendant des décennies, perdent peu à peu leur statut central. Le secteur de la culture des graines de pastèque en Israël connaît une érosion sans précédent alors que les agriculteurs du nord sont contraints de réduire considérablement leurs surfaces agricoles. La raison réside dans l'évolution des habitudes de consommation, le public israélien, en particulier la jeune génération, préférant des solutions de grignotage plus faciles et plus rapides.
Par exemple, les agriculteurs de la vallée de la Houlah ont réduit cette année d'environ 50 % les surfaces de culture de la variété traditionnelle « mamlali ». Le déclin de la graine locale—considérée comme économe en eau et riche en valeurs nutritionnelles—survient dans le sillage d'une domination quasi totale des graines de tournesol noires importées de Chine.
Selon une publication de YNET parue mercredi, les acteurs de l'industrie expliquent que les jeunes consommateurs ne possèdent tout simplement plus la compétence ou la patience nécessaires pour décortiquer la graine blanche et dure, préférant le produit chinois uniforme et disponible.
Malgré la chute brutale de la demande, les parcelles agricoles du nord ne baissent pas encore les bras. Des agriculteurs chevronnés, tels qu'Ofer Gershovitz du moshav Elifelet, tentent ces dernières années d'acclimater de nouvelles variétés de pastèques produisant des graines plus grandes et plus faciles à décortiquer. Les producteurs espèrent que ces versions améliorées parviendront à réveiller le palais israélien et à redonner à la filière ses lettres de noblesse, tout en admettant que le processus prendra encore de nombreuses années.





