Nekudat Teva : la chaîne de magasins bio ferme ses portes en Israël
La chaîne bio Nekudat Teva ferme ses neuf magasins en Israël avec 14 millions de shekels de dettes, invoquant l'impact de la guerre et le service militaire prolongé de son dirigeant à Gaza.

La chaîne de magasins de produits naturels et biologiques « Nekudat Teva » a brusquement fermé ses neuf points de vente à travers Israël après s'être retrouvée en grave difficulté financière, croulant sous des dettes s'élevant à 14 millions de shekels. L'entreprise, fondée il y a 12 ans, a déposé une demande urgente de redressement judiciaire et de suspension des poursuites auprès du tribunal de district de Tel-Aviv afin de négocier un accord avec ses créanciers.
Effondrement Financier et Service de Réserve
Selon le dossier juridique présenté par le Dr et Avocat Omer Nirhod, le groupe emploie 38 salariés et gère à la fois un réseau de magasins physiques et une plateforme de vente en ligne. L'un des cofondateurs, Yehonatan Frank, effectue un service militaire de réserve quasi continu depuis le début de la guerre « Épées de fer », totalisant environ 200 jours de mobilisation à Gaza. La conjonction de son absence prolongée, de la mobilisation d'autres cadres clés, d'une concurrence féroce et de charges fixes incompressibles a précipité l'entreprise dans de lourdes pertes.
« L'entreprise a connu des difficultés financières à la suite d'une crise prolongée, d'abord la pandémie de COVID-19, puis l'état d'urgence et le service de réserve prolongé de son dirigeant », a déclaré le Dr et Avocat Omer Nirhod.
Proposition de Concordat et Perspectives
Pour tenter de sauver l'affaire, les actionnaires Frank et Bar Kaplan ont injecté 4.8 millions de shekels de fonds propres et de prêts au cours des deux dernières années. Face à la dégradation de la situation, la fermeture immédiate des magasins a été décidée pour préserver les actifs restants. Alors que les passifs atteignent 14 millions de shekels, les actifs réalisables sont estimés à 8 millions de shekels.
Le plan de règlement proposé prévoit le remboursement intégral des créanciers garantis à hauteur de 100 %, tandis que les créanciers chirographaires recevront 35 %. Par ailleurs, plusieurs concurrents ont manifesté leur intérêt pour le rachat de l'activité, ouvrant la voie à une potentielle reprise sous la supervision d'un administrateur judiciaire.





