Une entreprise géante en faillite : des milliards de dettes après l'arrêt du redressement

Le tribunal de commerce de Rio de Janeiro a ordonné la mise en faillite du groupe Mangius (Refit), l'un des leaders brésiliens du raffinage et de la distribution de carburant, suite à l'interruption de son processus de redressement judiciaire.

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Une entreprise géante en faillite : des milliards de dettes après l'arrêt du redressement
Photo : ICE / אילוסטרציה (צילום shutterstock, freepik)

Le juge Arthur Eduardo Magalhães Ferreira du tribunal de commerce de Rio de Janeiro a accédé à la demande du ministère public et a ordonné la conversion du redressement judiciaire du groupe Mangius (aujourd'hui Refit) en faillite officielle. Cette décision globale concerne la raffinerie Mangius ainsi que toutes ses filiales, y compris les divisions de distribution et de produits chimiques.

Le groupe, placé sous contrôle judiciaire depuis 2013, est actuellement le plus grand débiteur fiscal du Brésil, avec des dettes massives s'élevant à 25,7 milliards de réaux (environ 4,5 milliards de dollars).

Dans le cadre de cette ordonnance, le juge a ordonné le gel immédiat de tous les comptes bancaires du groupe et a exigé la présentation d'une liste actualisée des créanciers sous cinq jours. Les actifs de l'entreprise seront désormais examinés en vue de leur vente, afin de rembourser une partie des dettes et de tenter de maintenir l'exploitation des sites sous une nouvelle direction.

Dans son jugement, le magistrat a souligné que l'activité de l'entreprise reposait sur un mécanisme bien huilé de fraude fiscale, d'évasion fiscale planifiée et de dissimulation d'actifs. Des retards importants dans les paiements dus à l'État ont été constatés, parallèlement à une chute des revenus suite à la fermeture de la raffinerie par l'Agence nationale du pétrole et du gaz.

Des experts en droit commercial soulignent que le cas Refit constitue un signal d'alarme, rappelant que les procédures de redressement judiciaire ne peuvent servir de refuge aux entreprises dépourvues de viabilité économique. Le groupe et ses propriétaires se réservent le droit de faire appel de cette décision.

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