Un employé oublie le réfrigérateur : des médicaments d'une valeur de plusieurs millions détruits
La compagnie d'assurance Harel a déposé une plainte de 6,4 millions de shekels contre le transporteur DSV. À cause d'une erreur de stockage, une cargaison de médicaments nécessitant une chaîne du froid a été perdue, entraînant sa destruction totale.

La compagnie d'assurance Harel a déposé une plainte devant le tribunal de district pour un montant de 6,4 millions de shekels contre la société de logistique internationale DSV et son assureur, alléguant des dommages majeurs causés à une cargaison de médicaments de grande valeur destinée à Israël.
Selon l'acte d'accusation, un employé d'entrepôt a commis une erreur en stockant des médicaments destinés au traitement de l'arthrite et du psoriasis pendant environ sept jours dans une zone dont la température oscillait entre 15 et 25 degrés Celsius, au lieu de la zone de réfrigération requise (2 à 8 degrés). En conséquence, l'ensemble de l'envoi a été déclaré impropre à l'utilisation. Harel, ayant déjà indemnisé son assurée, la société israélienne Neopharm, pour la totalité du préjudice, cherche désormais à récupérer ces fonds auprès des parties responsables.
La cargaison, commandée auprès du fabricant UCB Pharma en Belgique, comprenait neuf palettes de médicaments Cimzia et Bimzelx, pour un poids total de 1 049 kg et une valeur d'environ 1,76 million d'euros. Bien que le chargement ait été collecté en bon état le 22 janvier 2026, il a été placé dans une zone de stockage inadaptée dès son arrivée à l'entrepôt de DSV à Anvers. L'erreur n'a été découverte qu'après 174 heures et 40 minutes d'exposition.
Un contrôle qualité effectué par le fabricant a déterminé que le temps d'exposition cumulé hors de la chaîne du froid dépassait les limites autorisées pour les deux médicaments. La cargaison a donc été définie comme une perte totale et envoyée à la destruction.
L'un des arguments centraux de Harel repose sur le rapport d'action corrective et préventive (CAPA) interne de DSV. Ce document qualifie l'incident de grave et identifie la cause profonde comme étant le non-respect des procédures établies par un employé. De plus, Harel affirme que DSV a enfreint l'accord de qualité qui imposait de signaler tout incident dans les 48 heures, alors que le rapport n'a été transmis à l'assuré qu'après le 2 février.
Harel invoque la négligence et la violation des obligations contractuelles, soulignant que DSV est soumise à un devoir de diligence accru en raison de son expertise déclarée dans la logistique pharmaceutique. L'assureur soutient également que, les dommages étant survenus avant le chargement sur navire, les limitations de responsabilité des conventions maritimes internationales ne s'appliquent pas.
DSV a répondu : « Nous ne commentons pas les relations avec les clients. »





