La Cour suprême interdit aux agences de voyages de facturer des frais
La Cour suprême d'Israël interdit aux agences de voyages de facturer des frais pour les remboursements de vols, provoquant une vague de recours collectifs.

La Cour suprême d'Israël a staté que les agences de voyages ont formellement interdiction de prélever des frais de dossier pour le traitement des remboursements de billets auprès des compagnies aériennes en cas de vols annulés. Cette décision historique, rendue par un collège de trois juges présidé par la juge Gila Canfi-Steinitz, découle d'un litige initial devant la juridiction de proximité concernant des frais de 30 dollars, qui a depuis entraîné une série de recours collectifs.
Des experts juridiques soulignent l'impact considérable de cet arrêt sur l'ensemble du secteur touristique. Les avocats Shirley Katsir et Amir Varon, du département aviation et tourisme du cabinet FBC, indiquent que plusieurs requêtes en action collective ont déjà été déposées contre diverses agences, les exposant à des demandes de restitution rétroactives des sommes perçues ces dernières années.
Obligations statutaires et silence de la loi
En vertu de la législation israélienne, l'agence de voyages agit en tant qu'intermédiaire et a l'obligation légale d'assister les consommateurs pour obtenir le remboursement de vols annulés. La Cour suprême a conclu que le silence de la loi sur ce point précis constitue une interdiction implicite de déduire des frais de gestion du montant restitué au voyageur.
La Haute juridiction a estimé que le traitement d'une demande de remboursement relève d'une obligation légale inhérente au service global pour lequel le client a fait appel à l'agence. En se basant sur l'expiration d'une disposition temporaire adoptée durant la pandémie qui autorisait de tels frais, la Cour a établi que les prélèvements de ce type sont interdits en période normale.
Contestation du secteur et demande de réexamen
Face aux risques financiers majeurs, l'agence Issta a déposé une requête en réexamen auprès de la Cour suprême, soutenue par l'Association des agents de voyages. Les professionnels soutiennent que cette jurisprudence impose une interdiction générale sans mesurer les conséquences économiques pour un secteur qui s'appuyait jusqu'alors sur des décisions antérieures validant des frais raisonnables et transparents.
Les conseils juridiques rappellent que l'Autorité de protection du consommateur et le ministère des Transports avaient exprimé par le passé un avis favorable à la facturation de ces frais de dossier, lesquels couvrent les coûts administratifs et bancaires supportés par les agences lors du traitement des dossiers.





