Immobilier en Israël : Demande d'un Nouvel Examen par la Cour Suprême

Des institutions financières ont demandé à la Cour suprême un nouvel examen d'un arrêt sur les droits des acheteurs à Bat Yam, alertant sur un risque de déstabilisation du crédit immobilier.

Source :ICE
Immobilier en Israël : Demande d'un Nouvel Examen par la Cour Suprême
Photo : יח"צ

Les institutions financières Yesodot et Ayalon, ainsi que le séquestre Me Hagai Ullman, ont demandé un nouvel examen en formation élargie auprès de la Cour suprême concernant un arrêt récent sur les droits des acheteurs immobiliers. Les requérants avertissent que cette décision bouleverse des décennies de pratiques sectorielles et menace des dizaines de milliards de sicles de financements.

La requête a été soumise au président de la Cour suprême par Me Hagai Ullman, Noa Solomon et Vered Zabluda du cabinet Yehuda Raveh & Co., représentant le séquestre Me Hagai Ullman, Yesodot A Real Estate and Development, ainsi qu'Ayalon Compagnie d'Assurances.

Un Arrêt aux Répercussions Majeures

Au cœur de cette bataille juridique se trouve un arrêt rendu le 7 octobre 2026, qui a validé l'appel d'acheteurs d'appartements dans un projet situé au 63, rue HaNevi'im à Bat Yam. La Cour suprême a statué que, dans ce cas précis, les acheteurs pouvaient déduire les indemnités pour retard de livraison du solde restant dû, renvoyant l'affaire au tribunal de district pour fixer le montant des réparations.

Cependant, les requérants soutiennent que les conséquences de cet arrêt dépassent largement ce litige ponctuel. La motion affirme que la décision modifie fondamentalement le cadre juridique et économique du mécanisme d'accompagnement financier fermé dans la construction en Israël.

"Les doctrines juridiques établies par cet arrêt modifient une pratique ancrée dans l'écosystème commercial israélien depuis des décennies", peut-on lire dans la requête. Les demandeurs soulignent qu'il s'agit d'un changement rétroactif des règles de financement et de garanties après l'octroi des crédits.

Menaces sur le Financement Immobilier

Les requérants soulignent trois bouleversements juridiques majeurs : la requalification des sûretés accordées aux créanciers en charges flottantes ; la reconnaissance des indemnités de retard comme frais de procédure prioritaires ; et la légitimation des compensations financières au détriment des créanciers garantis.

Selon la motion, cet arrêt démantèle de fait le modèle de financement fermé : "Selon la décision de la Cour, il n'existera plus de financement fermé de projets de construction. Désormais, il s'agira d'un financement ouvert, où les créanciers généraux partagent les garanties avec le créancier garanti."

L'Association des banques d'Israël a fait part de son intention de se joindre à la procédure en tant qu'amicus curiae, illustrant l'inquiétude profonde du secteur bancaire face à la stabilité du crédit immobilier.

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