Recours rejeté : le projet géant de 750 appartements à Tel-Aviv est lancé
Le tribunal administratif a validé le projet de réaménagement du garage Dan et le transfert du dépôt de bus. Le recours des riverains contre la construction de 750 logements a été rejeté, le tribunal confirmant l'usage de servitudes pour garantir l'accès public aux espaces verts tout en préservant les droits des promoteurs.

Le tribunal administratif a rejeté le recours déposé contre l'approbation du plan de construction d'environ 750 unités de logement sur le site du garage Dan, au nord-est de Tel-Aviv. Le tribunal a validé le mécanisme permettant de mettre des espaces ouverts à la disposition du public via des servitudes, tout en préservant les droits de construction des propriétaires fonciers. Bien que la municipalité de Tel-Aviv ait initialement exigé l'obtention de 20 appartements, la commission de district s'y était opposée. Le plan, approuvé en octobre dernier, faisait l'objet d'un appel de la part des résidents, désormais déboutés.
La décision du tribunal administratif de Tel-Aviv-Jaffa fait suite à une plainte déposée par 48 riverains contre le projet de rénovation du complexe du garage Dan, situé près de l'intersection des rues Raoul Wallenberg et Pinchas Rosen. Les sociétés promotrices, Amad Real Estate Development and Investments et la société Nahor, étaient représentées par les avocates Anat Biran, Efrat Lerner et Mor Agiv-Kesheri.
Le jugement rendu par le juge Gilad Hess maintient le plan couvrant environ 38 dunams. Le projet prévoit l'évacuation du garage et du dépôt de bus actuels, ainsi que la construction d'un complexe intégré comprenant 750 unités de logement dans des bâtiments de 15 à 19 étages, des zones commerciales, 6 dunams destinés à des bâtiments publics et 4,4 dunams d'espaces publics ouverts.
Le cœur du litige portait sur la décision des autorités de planification de désigner 7,5 dunams supplémentaires comme espaces ouverts au public par le biais de servitudes plutôt que comme parcelles distinctes. Ce mécanisme garantit un accès public permanent tout en permettant d'inclure ces surfaces dans le calcul des droits de construction.
Les requérants soutenaient que ce mécanisme contredisait le plan directeur TA 5000 et entraînait une densité déraisonnable. Le tribunal a rejeté ces arguments, confirmant que la commission locale est habilitée à établir des servitudes et que le plan répond adéquatement aux besoins publics.
Soulignant que 18,6 dunams — soit environ 49 % de la surface totale — sont alloués aux besoins publics, le juge Hess a estimé que cette solution équilibre l'intérêt général et le droit de propriété. La municipalité s'est engagée à assurer l'entretien de ces espaces, dont le financement préalable est une condition sine qua non à la délivrance du permis de construire.
Le tribunal a également rejeté les arguments sur la densité excessive, jugeant qu'une densité de 39 unités par dunam net est appropriée pour une zone urbaine proche des axes de transport et du quartier d'affaires de Ramat HaHayal. Les requérants ont été condamnés à verser 18 000 shekels de frais de justice.
L'avocate Anat Biran a déclaré : « Ce jugement renforce l'importance d'une planification équilibrée. Le tribunal a reconnu qu'il est possible de créer un bénéfice public majeur sans porter atteinte de manière disproportionnée aux droits de propriété ni compromettre la viabilité économique du projet. C'est un plan essentiel qui permettra de libérer un quartier résidentiel d'un garage de bus pour y construire un complexe urbain moderne. »





