Refus d'un remboursement de taxe fonciere pour depassement de delai a Raanana

La commission de recours a confirme qu'un delai de 24 mois pour obtenir un permis de construire conditionnant un remboursement de taxe d'acquisition est un seuil strict imperatif.

Source :Globes
Refus d'un remboursement de taxe fonciere pour depassement de delai a Raanana
Illustration FilIsrael : AI Generated

Une decision recente de la commission de recours a precise les limites strictes d'un avantage fiscal accordant un remboursement d'un sixieme de la taxe d'acquisition payee par les societes de construction. Cet avantage, en vertu du reglement sur la fiscalite immobiliere, est conditionne par l'obtention d'un permis de construire pour au moins un appartement residentiel dans un delai maximal de 24 mois a compter de la date de vente.

Contexte du Litige

En juin 2020, la societe Briga a acquis des droits fonciers dans le sud de Raanana pour y eriger un projet d'environ 150 unites d'habitation, s'acquittant d'une taxe d'acquisition de 6 pourcent s'elevant a environ 6,3 millions de schekels. La societe a ensuite demande le remboursement d'un sixieme de cette taxe, soit environ 1,06 million de schekels.

Bien que la societe ait depose une demande de permis des juin 2021, le permis de construction complet n'a ete delivre qu'en decembre 2022, soit au-delai de la periode de 24 mois. Ce retard etait du au rejet par la municipalite de Raanana d'une demande de permis de fouilles separe en raison d'une politique locale.

Decision et Critique de la Cour

Le juge Avi Gorman, president de la commission de recours, a rejete le recours dans son integralite et a condamne la societe a verser 10 000 schekels de frais de justice. Il a ete etabli qu'aucun permis officiel n'avait ete recu dans le delai imparti et qu'une approbation conditionnelle ne constitue pas un permis de construire valide.

La periode de 24 mois constitue une condition de seuil substantielle pour l'obtention de l'avantage fiscal et non un delai de simple procedure.

Malgre le rejet du recours, le juge a vivement critigue l'autorite fiscale pour avoir conserve des positions internes cachees, tout en rappelant que ces manquements ne suffisent pas a conferer un droit fiscal non merite.

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