Licenciement illégal d'une salariée enceinte : le tribunal engage la responsabilité du patron
Un tribunal du travail a jugé illégal le licenciement d'une développeuse enceinte sans autorisation, malgré une crise économique, et a engagé la responsabilité personnelle du patron.

Une développeuse de logiciels licenciée en fin de grossesse sans l'autorisation requise par la loi a obtenu gain de cause devant le tribunal du travail. Le tribunal a jugé que si la grossesse n'était pas la cause directe du licenciement, motivé par une grave crise économique, la procédure restait illégale.
Le jugement historique a également établi que le propriétaire de l'entreprise sera tenu personnellement responsable des dettes dues à la salariée, ayant continué à embaucher du personnel tout en sachant que les ressources financières de la société étaient taries.
Décision du Tribunal sur le Licenciement
Selon la plainte, l'employée affirmait avoir été licenciée en fin de grossesse sans audition préalable et sans permis du ministère du Travail. Elle réclamait des indemnités au titre de la loi sur le travail des femmes, des arriérés de salaire ainsi que des dommages-intérêts.
L'entreprise et son propriétaire ont rejeté ces allégations, affirmant que l'employée avait démissionné et que la société traversait une crise financière. Le tribunal a toutefois rejeté la version des défendeurs, estimant que les témoignages manquaient de cohérence.
« Le tribunal a conclu que si le licenciement découlait d'une crise économique, l'absence d'autorisation légale rendait la rupture illégale au regard de la loi sur le travail des femmes. »
Responsabilité Personnelle et Levée du Voile Social
L'un des aspects majeurs du jugement concerne la responsabilité personnelle du propriétaire. Le tribunal a estimé qu'en maintenant l'activité malgré l'absence de fonds, il avait indûment fait porter le risque commercial sur les salariées.
Par conséquent, le tribunal a ordonné la levée du voile social, condamnant conjointement la société et son propriétaire à verser 166 928,70 ₪ à l'employée, ainsi que 15 000 ₪ de frais de justice.

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