Ouverture des marchés : le rebond de Wall Street atteint la Bourse de Tel-Aviv
La dernière journée de bourse de la semaine s'ouvre sur fond de reprise marquée à Wall Street, prouvant une fois de plus à quel point le marché dépend des rapports des géants technologiques et à quelle vitesse le sentiment peut s'inverser.

La dernière journée de bourse de la semaine s'ouvre sur fond de reprise marquée à Wall Street, prouvant une fois de plus à quel point le marché dépend des rapports des géants — et à quelle vitesse le sentiment peut s'inverser. Commençons par les rapports, car ils constituent l'histoire principale.
Après que les deux géants Meta et Microsoft ont publié leurs rapports, les réactions ont été diamétralement opposées — une leçon parfaite sur ce qui préoccupe le marché. Microsoft a bondi de plus de 15 %, sa meilleure journée depuis 2008, après que les revenus du cloud Azure ont franchi pour la première fois la barre des 100 milliards de dollars. Il s'agit également du plus grand bond de capitalisation boursière en une journée pour une entreprise dans l'histoire. Meta, en revanche, a chuté d'environ 8 % après avoir manqué les attentes et n'avoir pas fourni de prévisions claires pour les investissements de 2027.
La différence illustre la règle de la saison : les deux investissent des milliards dans l'IA, mais Microsoft a prouvé qu'elle en tire profit — et Meta non. Le marché ne récompense plus l'investissement, mais le rendement.
Après la clôture, deux autres géants ont fait rapport. Amazon a bondi de plus de 9 % après des rapports solides : la division cloud AWS a progressé de 36,7 %, la croissance la plus rapide en 18 trimestres, et les activités liées à l'IA et aux puces ont chacune dépassé un rythme annuel de 25 milliards de dollars. Bien que le flux de trésorerie disponible ait plongé dans le négatif (moins 7,6 milliards de dollars) en raison des investissements, la croissance du cloud a suffi à satisfaire le marché.
Apple, en revanche, a chuté d'environ 6 % bien qu'elle ait dépassé les attentes en matière de revenus et de bénéfices, grâce à de solides ventes d'iPhone. Le problème résidait dans les détails : les services (deuxième plus grande activité) et les ventes en Chine ont manqué les prévisions.
Au-delà de cela, la menace de la hausse des prix de la mémoire plane, ce qui a déjà contraint Apple à augmenter les prix des MacBook et des iPad — et pourrait peser sur les marges bénéficiaires de l'iPhone. C'était le dernier rapport de Tim Cook en tant que PDG, avant que John Ternus ne le remplace le 1er septembre.
Le Nasdaq a bondi de 2,8 %, le S&P 500 a progressé de 1,7 % et le Dow a ajouté 1,2 % — une reprise marquée après que le Nasdaq-100 soit entré en correction la veille. Microsoft a mené la danse, et les puces ont fortement rebondi. Le marché a « secoué » plusieurs facteurs négatifs : de nouvelles frappes américaines en Iran, des chutes sur le marché obligataire (le rendement à 30 ans a touché 5,24 %, un sommet depuis des décennies) et la décision de la Fed de laisser le taux d'intérêt inchangé.
Un chiffre encourageant : l'indice PCE pour juin a montré que l'inflation progresse à un rythme plus lent — une bonne nouvelle pour la Fed. En revanche, les données du PIB ont montré que l'économie américaine a crû plus lentement que prévu au deuxième trimestre.
La bourse locale a également connu une reprise impressionnante. Après avoir chuté jusqu'à 1 % au cours de la séance, elle s'est retournée et a terminé avec une hausse allant jusqu'à 1,2 %. Le moteur : les puces, qui ont effacé les fortes baisses et bondi suite à la reprise à Wall Street — Tower a bondi de 5 %. Les banques se sont également distinguées avec un bond de 2,2 % (Leumi 3 %). En revanche, Nice a chuté de 8 % (mais reste dans le vert sur la semaine), et les luttes de contrôle sur la société Novolog ont poussé l'action à la hausse de 12 %.
L'ouverture d'aujourd'hui devrait être soutenue par la forte reprise à Wall Street et les rapports positifs d'Amazon et de Microsoft. En revanche, la déception concernant Apple et la tension persistante avec l'Iran restent en arrière-plan.
Pour l'épargnant israélien, cette semaine a été une leçon sur plusieurs principes. Premièrement, la forte volatilité — les bourses sont passées de la correction au bond en quelques jours, ce qui illustre à quel point il est dangereux d'essayer de prévoir le marché.
Deuxièmement, la distinction entre les géants — Microsoft et Amazon ont été récompensés pour le rendement de l'IA, Meta et Apple ont été punis pour les déceptions — un rappel que même au sein d'un même « secteur chaud », il y a des gagnants et des perdants. Et troisièmement, la force des banques locales et de Teva cette semaine rappelle que la bourse israélienne est diversifiée malgré tout. Comme toujours, une large diversification et de la patience sont les outils qui permettent de traverser une semaine aussi volatile sans se brûler.





