Droits de pension et d'invalidité en Israël : le guide complet de Me Bar-Nboim

Maître Sharona Bar-Nboim décrypte les mécanismes des caisses de pension en Israël, détaillant l'assurance invalidité, les règles de continuité et la protection des droits.

WallaAuteur : Sharona Bar-Nboim
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Droits de pension et d'invalidité en Israël : le guide complet de Me Bar-Nboim
Photo : צילום: Walla.co.il

Presque tous les salariés et indépendants en Israël disposent d'une caisse de pension, mais rares sont ceux qui savent qu'elle cache une couverture d'assurance pouvant garantir les trois quarts du salaire en cas de maladie ou de blessure. Maître Sharona Bar-Nboim, qui accompagne les assurés face aux caisses de pension et aux commissions médicales, décortique le mécanisme et explique comment ne pas perdre des droits qui valent beaucoup d'argent.

L'obligation qui commence à l'âge de vingt ans

Selon Me Bar-Nboim, depuis la loi sur les pensions entrée en vigueur le 1er janvier 2008, toute personne travaillant légalement pour un employeur est tenue de verser des cotisations à une caisse de pension, du salarié le plus subalterne au cadre supérieur, et les indépendants sont également tenus de cotiser pour eux-mêmes. L'âge auquel commence l'obligation de cotisation est de vingt ans pour les femmes et de vingt et un ans pour les hommes.

Au niveau de base, explique Me Bar-Nboim, l'employeur et le salarié cotisent chacun environ six pour cent, et six pour cent supplémentaires sont affectés à la composante des indemnités de licenciement. Dans certains secteurs de l'économie, des décrets d'extension s'appliquent pour augmenter les cotisations, atteignant même dix-huit et vingt-deux pour cent. Même un salarié au niveau le plus simple, serveur ou employé de magasin, est lié par cette cotisation de base.

À l'entrée dans la caisse, indique Me Bar-Nboim, une déclaration de santé est souvent exigée. La caisse veut s'assurer que le nouveau venu est en bonne santé, et s'il présente des déficiences ou des maladies existantes, elle peut assortir de réserves ou exclure certaines clauses. Chez les petits employeurs privés, cette exigence est fréquente, tandis qu'à l'entrée dans un collectif d'une grande entreprise, cette exigence est parfois allégée ou devient superflue.

La composante d'invalidité que vous ignorez peut-être

Au sein de la caisse de pension, il existe une composante d'assurance pour les situations d'invalidité. Une personne qui tombe malade au milieu de sa vie ou qui est blessée, et qui remplit les critères avec une déficience significative provoquant une incapacité de travail, a droit à un paiement de la caisse. Le taux d'invalidité reconnu se situe entre vingt-cinq et cent pour cent, selon la déficience et la situation.

Selon Me Bar-Nboim, il s'agit souvent d'un processus progressif : une personne subit un événement bouleversant et reçoit initialement cent pour cent pendant une longue période, puis plus tard, à mesure qu'elle récupère et revient partiellement sur le marché du travail, l'admissibilité est mise à jour en conséquence. Dès qu'une personne entre dans un état éligible, elle perçoit soixante-quinze pour cent de son salaire assuré. Bien qu'il ne s'agisse pas du salaire complet, c'est une couverture significative conçue pour garantir des moyens de subsistance de base pendant la maladie.

Ici, souligne Me Bar-Nboim, réside un point que beaucoup manquent : le montant du salaire assuré. Plus la prime payée est élevée, plus le salaire assurable en cas d'invalidité est élevé. Soixante-quinze pour cent peuvent provenir d'un salaire de 5 000 shekels, mais aussi d'un salaire de 10 000, 12 000 ou 17 000 shekels. Il est toujours possible de s'adresser à la caisse pour organiser un autre plan, ainsi que de convenir avec l'employeur de cotisations plus élevées et de l'ancrer dans le contrat de travail, une option que de nombreux jeunes ignorent.

Maintenir la continuité des versements

L'un des points les plus importants, selon Me Bar-Nboim, est de maintenir la continuité des versements. Après cinq mois et demi pendant lesquels une personne ne verse pas de cotisations et ne se trouve pas sur le marché du travail, la séquence est rompue et la caisse devient inactive. Si elle reste inactive pendant plus d'un an, la conséquence est lourde : lorsqu'une personne commence un nouvel emploi, l'employeur la considère comme n'ayant pas de caisse active, et selon la loi, il sera tenu de cotiser pour elle uniquement à partir du sixième mois de travail.

Autrement dit, une personne risque de perdre cinq mois et demi de cotisations de l'employeur à son nouveau poste, y compris la composante des indemnités de licenciement. C'est une perte réelle, car la composante des indemnités de licenciement au sein de la caisse peut être récupérée à la fin de l'emploi, souvent même sans impôt. C'est une excellente caisse d'épargne, surtout compte tenu des rendements élevés enregistrés par les caisses de pension ces dernières années, et toute interruption de continuité lui porte directement préjudice.

La solution, selon Me Bar-Nboim, est de toujours maintenir une séquence active, même pendant les périodes sans travail, par exemple lors d'un séjour prolongé à l'étranger. Cela peut se faire en maintenant une assurance risque ou des versements indépendants, même pour de petits montants. L'essentiel est que la caisse reste active.

Pension d'invalidité et assurance nationale simultanément

Un point que beaucoup ignorent : lorsqu'il s'agit d'une maladie sans lien avec le travail, il est possible de percevoir simultanément une pension d'invalidité de la caisse de pension et une allocation d'invalidité générale de l'Institut de l'assurance nationale, sans aucune déduction. Une personne présentant une déficience significative et incapable de travailler peut percevoir soixante-quinze pour cent du salaire assuré de la pension, et simultanément une allocation d'invalidité complète de l'assurance nationale, qui s'élève actuellement à environ 4 550 shekels.

En cas d'accident du travail, le tableau est différent. Une personne blessée sur son lieu de travail, sur le chemin ou au retour, fait valoir ses droits auprès de l'assurance nationale et simultanément auprès de la caisse de pension, mais des déductions peuvent s'appliquer ici selon la police. Il existe des polices avec déduction totale et d'autres avec déduction partielle, et c'est là qu'intervient le travail de l'avocat : comprendre la police, comprendre la gravité de la déficience et la durée de la période d'inactivité, et agir pour obtenir le maximum.

La différence entre pension d'invalidité et incapacité de travail

Ces grandes sociétés de pension, telles que Menora Mivtachim, Migdal, More, Harel et Meitav Dash, sont également des compagnies d'assurance. Parallèlement à la caisse de pension, elles proposent des polices d'incapacité de travail. Il s'agit d'une police que la compagnie d'assurance adapte à une personne selon son âge, sa déclaration de santé et son profil personnel, et elle nécessite toujours une déclaration de santé.

L'avantage est qu'en matière d'incapacité de travail, il est possible de s'assurer pour des montants très élevés, 20 000, 30 000 et même plus. Tout dépend de l'état de santé à l'entrée dans la police et du montant de la prime que la personne est disposée à payer. Les primes pour des montants élevés sont onéreuses, c'est pourquoi elle recommande de souscrire à de telles polices dès le plus jeune âge et dans des proportions raisonnables, ni excessives ni trop minimales.

L'avertissement : la police qui risque de se vider de son contenu

Ici, Me Bar-Nboim met en garde contre un piège courant. Au moment de vérité, lorsqu'une personne réclame une police d'incapacité de travail, les compagnies d'assurance sortent tout le dossier médical et recherchent un lien de causalité pour rejeter la demande. Un exemple qu'elle donne : une personne ayant déclaré des troubles de l'attention au lycée et ayant pris de la Ritaline, qui souffre maintenant d'anxiété et de dépression, risque de découvrir que la compagnie d'assurance relie les deux pour rejeter une demande d'incapacité de travail totale.

Par conséquent, souligne-t-elle, il est important de consulter un avocat spécialisé et de vérifier le dossier médical avant même de souscrire une police. Certaines personnes ont un historique médical si lourd qu'au moment crucial, la compagnie exclura tout et ne paiera rien. Dans de tels cas, indique Me Bar-Nboim, il est parfois préférable d'orienter cet argent vers un fonds monétaire ou un autre canal d'épargne. Les rendements de l'incapacité de travail peuvent être excellents, mais la couverture n'a de valeur que si elle est réellement payée en cas de besoin, et cela doit donc être fait judicieusement et avec un accompagnement professionnel.

La recommandation en or

La recommandation en or de Me Bar-Nboim est simple mais cruciale. Dès qu'une personne entre dans un état éligible, avant même de faire le moindre pas, elle doit contacter la caisse de pension et demander deux choses : sa police, y compris des éclaircissements sur le fait qu'elle soit active ou inactive, et le détail complet des versements. Il s'agit d'un rapport détaillant tous les versements des employeurs au fil des ans.

L'accent, explique-t-elle, doit être mis sur ce qui s'est passé dans la caisse au cours des cinq dernières années, c'est-à-dire les soixante mois précédant l'événement. Avec ces documents en main, il est possible d'aller de l'avant et d'examiner les droits. Me Bar-Nboim accompagne ses clients jusqu'aux commissions de la caisse, et dans les cas où la caisse refuse, elle intente des actions en justice, avec un succès total selon ses dires.

Les informations contenues dans cet article sont générales et ne constituent pas un avis juridique professionnel.

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