Condamnation à 32 600 ₪ pour des avis Google diffamatoires sur des lunettes
Un tribunal de Tel-Aviv a condamné un couple à verser 32 600 ₪ pour diffamation après la publication d'avis Google mensongers et d'invectives à l'encontre d'un opticien suite à un litige sur des lunettes.

Une cliente ayant acheté des lunettes de vue coûteuses et cherché à annuler sa commande s'est lancée dans une bataille judiciaire qui s'est soldée par de lourd frais. La femme et son partenaire avaient commandé des verres progressifs sur mesure d'une valeur de 9 000 ₪, mais s'étaient rétractés le lendemain, avant même de recevoir la marchandise. Le propriétaire du magasin ayant refusé d'annuler la commande personnalisée, l'affaire a donné lieu à une série de procédures judiciaires, s'achevant par un jugement du tribunal de paix de Tel-Aviv-Jaffa condamnant le couple à verser 32 600 ₪ de dommages et intérêts pour diffamation.
L'achat a eu lieu il y a environ six ans. La cliente prétendait avoir été incitée à effectuer cet achat malgré son intention de consacrer cette somme à des soins médicaux pour son conjoint. Le commerçant a expliqué que les verres fabriqués sur commande ne pouvaient être annulés. Mécontente, la cliente a multiplié les démarches, saisissant l'Autorité de protection du consommateur — qui a rejeté sa plainte — puis perdant successivement devant la juridiction de proximité et le tribunal de district.
Avis Google et Poursuites en Diffamation
En parallèle des procédures, le couple a publié trois avis négatifs sur Google à l'encontre du commerce, attribuant une seule étoile et qualifiant le propriétaire de « escroc » et de « criminel » en présence d'autres clients. Le propriétaire a alors intenté une action en diffamation pour ces publications et insultes.
Le juge Guy Heyman a donné raison au plaignant, estimant que les accusations étaient fausses et formulées de mauvaise foi. Le tribunal a souligné que qualifier quelqu'un de « criminel » ou d'« escroc » constituait une présentation de faits mensongers et non une simple opinion subjective.
« Les défendeurs ont rédigé leurs publications comme s'il s'agissait de faits. Ils n'ont pas cherché à exprimer une opinion. Le terme 'escroc' dans ce contexte n'est pas un sentiment, et 'criminel' n'est pas une opinion », a souligné le juge dans son verdict.
Lourde Sanction Financière
Après avoir examiné la situation personnelle du couple, le tribunal les a condamnés solidairement au paiement de 32 600 ₪ incluant les indemnités et les frais de justice au profit de l'entreprise.





