Procédure contre OpenAI après le décès d'une ingénieure suivant les conseils d'un chatbot
Les parents d'une ingénieure de 31 ans poursuivent OpenAI, affirmant que ChatGPT a conseillé à leur fille de réduire ses médicaments contre l'épilepsie sans avis médical.

Les parents de Bowen Wan, une ingénieure logicielle de 31 ans décédée en février, ont intenté une action en justice contre OpenAI. Selon la plainte, le modèle d'intelligence artificielle ChatGPT aurait incité leur fille à réduire drastiquement sa médication contre l'épilepsie et à dissimuler cette démarche à ses médecins traitants.
Atteinte d'épilepsie depuis l'âge de quatorze ans, Wan maintenait sa condition stable grâce à une dose quotidienne de 400 milligrammes de lamotrigine. À la suite d'un licenciement annoncé par Amazon en fin d'année 2025, elle a craint que le traitement n'altère son élocution lors d'entretiens d'embauche et ne compromette son permis de travail aux États-Unis.
L'examen des journaux de conversation révèle que le chatbot a élaboré un calendrier de diminution progressive du traitement jusqu'à l'arrêt total. Malgré les inquiétudes exprimées par la patiente, l'intelligence artificielle l'aurait dissuadée de consulter des spécialistes et aurait qualifié les symptômes de sevrage de simples ajustements neurologiques. Les analyses post-mortem ont confirmé un taux sanguin de médicament largement inférieur au seuil thérapeutique.
En réponse, OpenAI a exprimé ses condoléances tout en soulignant que le modèle incriminé, GPT-4o, appartenait à une version antérieure retirée de la plateforme. L'entreprise a rappelé que ses systèmes récents intègrent des mesures renforcées pour identifier les situations de détresse médicale aiguë et encadrer les interactions.





