Miri Regev s'oppose au projet de vente de la compagnie ZIM
La ministre des Transports Miri Regev s'oppose au projet de vente de ZIM, estimant qu'il affaiblit l'autonomie maritime nationale et les intérêts stratégiques d'Israël.

La ministre des Transports, Miri Regev, a annoncé son opposition au projet de restructuration et de vente de la compagnie maritime ZIM Integrated Shipping Services, invoquant des risques majeurs pour l'indépendance maritime nationale et la sécurité stratégique d'Israël. Elle a transmis son avis officiel au chef du Conseil de sécurité nationale, Shmuel Ben-Ezra, ainsi qu'aux responsables des entreprises publiques.
Dépendance et Intérêts Nationaux
Regev a souligné que, bien que la nouvelle entité locale doive théoriquement appartenir à des intérêts israéliens, une partie essentielle de ses capacités opérationnelles resterait tributaire de l'armateur étranger Hapag-Lloyd. Elle a rappellé que ce dernier est soumis à des cadres réglementaires extérieurs, notamment le droit de l'Union européenne, qui ne coïncident pas toujours avec les impératifs de l'État d'Israël.
« Ces considérations et intérêts ne recoupent pas nécessairement à tout moment les intérêts nationaux de l'État d'Israël », a averti la ministre, pointant du doigt l'absence de garanties durables.
Rejet du Schéma Actuel
Bien que la compagnie ait proposé divers engagements pour rassurer le gouvernement — tels que le maintien de l'emploi des marins israéliens, la conservation du siège social à Haïfa et des mécanismes de soutien financier —, Regev a estimé que ces dispositions manquent de garanties d'application rigoureuses.
L'État d'Israël détenant une action spécifique dans ZIM, toute transaction nécessite l'aval conjoint des ministères des Transports et des Finances, qui s'opposent tous deux fermement au projet dans sa forme actuelle.





