L'Assurance nationale condamnée à verser des indemnités : une décision judiciaire importante

Le tribunal du travail a accepté la plainte d'une femme travaillant dans l'entreprise de son mari, après que l'Assurance nationale lui a refusé des allocations de chômage en invoquant l'absence de relation de travail. La juge Ravit Tzadick a statué que les preuves présentées démontrent le contraire.

Source
L'Assurance nationale condamnée à verser des indemnités : une décision judiciaire importante
Photo : ICE / ביטוח לאומי ומענקים (צילום shutterstock, Yonatan Sindel/Flash90)

Que se passe-t-il lorsque l'Assurance nationale accepte des fiches de paie pour le versement d'indemnités de maternité, mais prétend plus tard que ces mêmes documents ne prouvent pas l'existence d'un emploi ? C'était la question centrale débattue devant le tribunal régional du travail, après qu'une femme travaillant dans l'entreprise de son mari s'est vu refuser des allocations de chômage. Dans une décision rendue par la juge principale Ravit Tzadick, la plainte a été acceptée dans son intégralité.

Selon les éléments publiés dans « Bizportal », la femme, âgée d'environ 40 ans, a commencé à recevoir des fiches de paie en mars 2022. Elle était officiellement déclarée comme employée auprès de l'Assurance nationale et de l'administration fiscale, avec des prélèvements sur son salaire pour la retraite et un fonds d'indemnisation. Son salaire brut était initialement de 7 911 shekels, puis est passé à 11 456 shekels en novembre 2022, niveau auquel il est resté jusqu'à la fin de son emploi en octobre 2023. Elle travaillait dans une société d'importation et de vente de véhicules de luxe gérée par son mari, s'occupant des contrats d'achat et de vente, des transferts de propriété, ainsi que des relations avec le comptable, les banques, les courtiers en douane, le ministère des Transports et les concessionnaires automobiles à l'étranger.

L'Assurance nationale a soutenu qu'aucune relation employeur-employé n'était prouvée, invoquant l'absence de contrat de travail signé, de preuves de virements bancaires et de relevés de présence. L'institution a également souligné des contradictions dans les témoignages du couple concernant la date de fin de travail et le fait qu'aucune autre personne n'avait été recrutée pour la remplacer. Cependant, la juge a statué que les preuves présentées indiquent un travail réel et non une simple aide familiale. Elle a notamment accordé du poids au fait que les fiches de paie étaient produites régulièrement, que des cotisations étaient versées aux fonds de retraite et d'indemnisation, et surtout au fait que l'Assurance nationale elle-même avait utilisé ces mêmes documents comme base pour le paiement des indemnités de maternité.

La décision conclut que le rôle rempli par la femme était significatif et essentiel pour l'entreprise. La juge a également rejeté l'argument selon lequel l'absence de contrat de travail et de relevés de présence annulerait son statut d'employée, notant la nature d'une petite entreprise familiale. Son éligibilité aux allocations de chômage sera désormais examinée selon les règles habituelles, incluant la période de qualification et le plafond journalier fixé. Les parties disposent de 30 jours pour faire appel devant le Tribunal national du travail à Jérusalem.

Dans la même rubrique