À l'approche des échanges : le géant qui a bondi de 38 % et le pétrole qui inquiète à nouveau les investisseurs
Tel-Aviv a clôturé dans le rouge alors que Mizrahi Tefahot a déçu et entraîné les banques vers le bas, mais Maytronics a bondi suite aux informations sur des discussions concernant l'entrée de FIMI. À Wall Street, le pétrole a grimpé et les rendements sont au plus haut depuis 19 ans. À quoi s'attendre aujourd'hui ?

La journée de bourse s'ouvre après une journée rouge à la bourse, motivée par une combinaison de déception face aux rapports des banques et le retour des tensions géopolitiques. Commençons par la grande histoire d'hier.
La star d'hier était Maytronics, le fabricant de robots de piscine, qui a bondi de 38,3 % après avoir annoncé que le fonds FIMI — le principal fonds de capital-investissement israélien — est en pourparlers pour acquérir le contrôle de l'entreprise. C'est une grande histoire pour plusieurs raisons.
Premièrement, FIMI est considéré comme l'un des fonds d'investissement les plus prospères d'Israël, avec un long historique d'amélioration des entreprises industrielles, et son entrée est perçue comme un « sceau de qualité ». Deuxièmement, Maytronics a traversé une période difficile, et l'implication de FIMI signale une confiance dans le potentiel de redressement. Le bond soudain reflète l'évaluation du marché selon laquelle une telle transaction, si elle est finalisée, améliorera l'entreprise et mettra une main expérimentée au volant.
De l'autre côté se trouvaient les banques. Mizrahi Tefahot, qui a clôturé la saison des rapports bancaires, a faibli de 3,3 % après les rapports — et a entraîné tout le secteur vers le bas (l'indice a chuté de 2,6 %, First International a chuté de 4,3 %). Cela illustre à nouveau le phénomène qui a accompagné toute la saison : après que l'indice bancaire a bondi d'environ 10 % en juillet, les attentes étaient élevées, et même des rapports raisonnables ont été accueillis par des prises de bénéfices.
L'image générale était négative — les indices TA-35 et TA-125 ont chuté de 1,2 %. Azrieli a chuté de 4,4 % après les rapports, et Baldi a chuté de 11,7 % après que le ministère de l'Agriculture a annulé un permis pour une usine au Brésil dans laquelle elle avait investi 21 millions de shekels. En revanche, les actions des fabricants de puces se sont distinguées positivement — Next Vision a bondi de 7,2 % et Tower de 7,1 %.
À New York, la tendance était négative. Le S&P 500 et le Dow Jones ont chuté de 0,5 %, le Nasdaq de 0,3 %. Deux facteurs ont pesé. Le premier, le pétrole : le Brent a bondi à 90 dollars après l'expiration du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, et Donald Trump a déclaré qu'il ne voyait pas la guerre se terminer bientôt et a même menacé Oman.
Le second, le marché obligataire : le rendement à 30 ans a bondi à 5,31 %, le plus haut depuis 2007, dans un contexte d'inquiétude concernant la dette nationale qui gonfle. Des rendements élevés rendent le capital plus cher et exercent une pression sur les actions de croissance.
Cette semaine aux États-Unis est pauvre en rapports, avec un accent sur les grands détaillants (Walmart, Target, Home Depot) qui donneront une image du consommateur américain en cette saison de rentrée scolaire. Le procès-verbal de la réunion de la Fed sera publié mercredi, et en arrière-plan, on attend Nvidia la semaine prochaine.
L'ouverture aujourd'hui sera influencée par la faiblesse à Wall Street et le pétrole élevé, mais aussi par la poursuite des rapports locaux et la dynamique de Maytronics.
Pour l'épargnant israélien, une journée comme hier illustre deux choses : d'une part, la déception des banques nous rappelle que les actions qui ont fortement progressé accumulent des attentes élevées difficiles à satisfaire ; d'autre part, l'histoire de Maytronics montre que même sur un marché volatil, de véritables transactions d'amélioration de la valeur continuent de se produire et de récompenser les investisseurs. L'accent cette semaine sera mis sur la fin de la saison des rapports et sur l'arène géopolitique, qui est redevenue un facteur de volatilité clé.





