Un calculateur évalue l'impact financier de sanctions potentielles sur les ménages

Un économiste de l'Université de Tel-Aviv a conçu un outil évaluant l'impact financier de sanctions internationales sur les ménages israéliens, prévoyant des pertes mensuelles significatives.

Un calculateur évalue l'impact financier de sanctions potentielles sur les ménages
Photo : אורן בן חקון / ישראל היום

Le Dr Peleg Samuels, maître de conférences à l'École d'économie de l'Université de Tel-Aviv, a conçu un calculateur spécialisé pour estimer l'impact financier potentiel de sanctions internationales sur les ménages israéliens. S'appuyant sur des données économiques issues de nations touchées par des embargos telles que l'Iran et la Russie, le modèle simule plusieurs scénarios, allant de restrictions commerciales limitées à de graves sanctions bancaires. Selon les calculs, un scénario de sanctions restreintes — marqué par la fin de l'aide américaine et la suppression des avantages commerciaux européens — coûterait à un foyer moyen entre 250 et 700 NIS par mois, principalement en raison de hausses d'impôts.

Scénarios et répercussions sur les ménages

La simulation évalue différents profils familiaux afin de démontrer comment la vulnérabilité sectorielle modifie les résultats. Par exemple, un ménage aux revenus combinés de 25 000 NIS bruts par mois et assorti d'un million de NIS d'hypothèque affronterait des pertes mensuelles estimées entre 2 200 et 6 300 NIS dans le cadre d'un embargo bancaire strict. En comparaison, un foyer travaillant dans le secteur technologique, gagnant 35 000 NIS avec une hypothèque de 2,5 millions de NIS, verrait ses pertes mensuelles osciller entre 5 200 et 12 100 NIS, le secteur de la tech étant particulièrement exposé aux risques de licenciements.

Par ailleurs, le modèle intègre les répercussions macroéconomiques, notamment l'intervention potentielle de la Banque d'Israël pour défendre le shekel via un contrôle des capitaux. Bien qu'elle évite une dépréciation de la monnaie, cette politique monétaire rehausserait les taux d'intérêt, entraînant un coût hypothécaire unique d'environ 7 000 NIS pour le premier foyer et jusqu'à 17 000 NIS pour le second. Le Dr Samuels a souligné que cet outil ne constitue pas une prévision alarmiste, mais une illustration analytique visant à souligner l'impératif d'éviter de telles crises.

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