Immobilier en Israël : Crise politique à la RMI et rebond des ventes
Le marché immobilier israélien fait face à une crise politique à l'Administration foncière et à une hausse de 20 % des ventes, tandis que les mensualités hypothécaires restent élevées.

Le marché immobilier israélien a traversé une semaine mouvementée, marquée par une tempête politique au sein de l'Administration foncière d'Israël (RMI) et des signaux mitigés sur les prix. Alors que l'État peine depuis un an à nommer un remplaçant permanent à Yanki Quint, les récentes manœuvres politiques ont suscité de vives critiques. La décision du ministre de la Construction et du Logement, Haim Katz, de convoquer Yehuda Eliyahu, proche du ministre des Finances Bezalel Smotrich, à une audience, a mis en lumière de profondes tensions politiques. Les critiques estiment que ces nominations temporaires relèvent d'une politique politicienne plutôt que d'une gestion stratégique, laissant le public supporter les conséquences de transactions foncières politisées à l'approche des élections.
Hausse des Ventes et Disparités Régionales
Malgré des taux d'intérêt élevés et des incertitudes économiques, les dernières données du Bureau central des statistiques pour la période mai-juillet révèlent une hausse significative de 20 % des ventes d'appartements par rapport au trimestre précédent. Fait notable, la périphérie surpasse Tel-Aviv en volume de ventes, soulevant des interrogations sur une éventuelle correction du marché. Parallèlement, un rapport de l'Institut Alrov analyse l'évolution réelle des prix de l'immobilier au cours de la dernière année, tandis que d'autres analyses se penchent sur l'efficacité des remises consenties par les promoteurs.
« Les gens n'achètent pas seulement un appartement, ils achètent une option sur le quartier », souligne le Dr Assaf Gestfreund, expliquant pourquoi des secteurs comme Yad Eliyahu à Tel-Aviv continuent d'afficher des hausses de prix malgré le ralentissement général.
Le Poids des Hypothèques
Le fardeau financier des acheteurs reste lourd : un Israélien moyen rembourse près de 11 000 ₪ par mois pour son prêt hypothécaire. Les disparités régionales sont frappantes. À Ramat-Gan, Jérusalem et Tel-Aviv, les mensualités atteignent des sommets, tandis qu'à Haïfa et Beer-Sheva, elles demeurent beaucoup plus accessibles. À titre d'exemple, un appartement de 4 pièces rue Abarbanel à Tel-Aviv s'est récemment vendu pour 13,5 millions de ₪, soit près de 130 000 ₪ le mètre carré, en raison de son emplacement exceptionnel.





