Le projet de métro en Israël cumule 2,8 milliards de shekels malgré de faibles taxes
Le projet de métro de Gush Dan a accumulé 2,8 milliards de shekels sur un coût estimé à 182,5 milliards, la nouvelle taxe métropolitaine ne rapportant que 45 millions de shekels.
Le gigantesque projet de métro de la région de Gush Dan, estimé à 182,5 milliards de shekels, a accumulé 2,8 milliards de shekels dans son fonds dédié à ce jour, tandis que la nouvelle taxe métropolitaine n'a rapporté que 45 millions de shekels, a appris Globes. La moitié du financement de ce projet d'infrastructure géant proviendra du budget de l'État, l'autre moitié étant financée par des taxes ciblées et des contributions municipales.
Flux de revenus et insuffisances
Des revenus significatifs sont actuellement enregistrés par l'Autorité foncière d'Israël, qui transfère légalement au moins 500 millions de shekels par an dans le cadre des transactions entourant les futures stations. Cependant, l'autorité ne dépasse pas ce minimum réglementaire. Un financement supplémentaire provient des autorités locales, tenues d'injecter 4,5 milliards de shekels dans le projet selon une formule calculée en fonction de leur solidité financière et du nombre de stations.
Une autre source de revenus prévue est la taxe métropolitaine, conçue en partant du principe que le réseau souterrain permettra d'amplifier les droits de construction et d'accroître la valeur foncière. Les propriétaires immobiliers bénéficiant du projet doivent s'acquitter d'une taxe spéciale en plus de la taxe sur la plus-value. Jusqu'à présent, seuls 45 millions de shekels ont été perçus au titre de cette taxe.
Scepticisme et déficits de financement
Les revenus de la taxe métropolitaine devraient générer entre 25 et 30 milliards de shekels sur la durée de vie du projet, mais le Contrôleur de l'État émet de sérieux doutes. Dans un rapport consacré au projet, il indique que cette estimation reflète une révision à la baisse des prévisions de recettes de l'ordre de 2 à 13 milliards de shekels.
Cette évaluation reflète une baisse des prévisions de recettes de l'ordre de 2 à 13 milliards de shekels.
Une autre source initiale réside dans les péages urbains, censés rapporter 700 millions de shekels, bien que leur mise en œuvre ait été repoussée à plusieurs reprises pour être désormais fixée à 2027. Le Contrôleur de l'État et la Banque d'Israël avertissent que de graves décalages temporels nécessiteront des dizaines de milliards de shekels de financement intérimaire public.

