Revue Julius Baer : élections de mi-mandat, résultats à Wall Street et guerre des prix dans l'IA
La revue hebdomadaire de Julius Baer analyse l'avance démocrate aux élections de mi-mandat aux États-Unis, la solide saison des résultats à Wall Street et la guerre des prix dans l'IA.
Les économistes de Julius Baer Wealth Management ont publié leur note économique hebdomadaire, se penchany sur la position dominante des démocrates sur les marchés de prédiction en vue des élections de mi-mandat, sur la saison des résultats à Wall Street qui devrait afficher une croissance des bénéfices d'environ 30 %, et sur la guerre des prix dans l'IA qui met les modèles économiques à l'épreuve.
Les démocrates en tête des marchés de prédiction avant les élections de mi-mandat
Les marchés de prédiction intègrent désormais une majorité démocrate à la Chambre des représentants comme le scénario de base évident, tout en accordant aux démocrates un avantage au Sénat. Un gouvernement divisé reste favorable à la duration et aux actifs risqués.
Selon Alfonso Borges, chercheur en revenu fixe chez Julius Baer, les probabilités ont encore évolué en faveur des démocrates depuis le point de situation de juin. Les marchés de prédiction estiment à plus de 90 % la probabilité d'un changement de majorité à la Chambre, et donnent aux démocrates environ deux tiers de chances de s'emparer également du Sénat.
L'impopularité des républicains, malgré des indicateurs macroéconomiques flatteurs, s'explique par les inquiétudes liées au coût de la vie. Les marchés boursiers affichent des sommets historiques et le chômage reste bas. Cependant, l'inflation a atteint 3,4 %, les prix de l'essence ont bondi de 40 % depuis les élections de 2024, et les taux hypothécaires ont touché 7,51 % la semaine dernière, contre 6,12 % avant le début du conflit impliquant l'Iran.
Inflation, prix des carburants et politique de la Réserve fédérale
L'inflation américaine devrait rebondir en septembre, principalement sous l'effet de la hausse des prix des carburants, tandis que les pressions sous-jacentes sur les prix restent contenues. Le refroidissement du marché du travail et l'ancrage des anticipations d'inflation corroborent l'hypothèse d'effets de second tour limités. Julius Baer anticipe un statu quo de la Fed sur les taux en octobre et une dernière hausse de taux en décembre.
L'inflation aux États-Unis continue d'être largement portée par les prix de l'énergie et des carburants. Par conséquent, la forte augmentation des prix de l'essence et du gazole en septembre devrait faire remonter le taux d'inflation global près de 4 %. Parallèlement, des enquêtes menées auprès des petites entreprises indiquent que le marché du travail s'est détendu et que les offres d'emploi ont diminué.
Résultats à Wall Street et guerre des prix dans l'intelligence artificielle
La saison des résultats du troisième trimestre s'ouvre sur des fondamentaux économiques solides, avec une croissance des bénéfices proche de 30 % et des publications initiales encourageantes. Les investissements dans l'intelligence artificielle et des cours pétroliers plus élevés demeurent des moteurs clés, tandis que les profits progressent également dans l'ensemble du marché.
Le consensus prévoit une progression de 29,6 % sur un ans des bénéfices des sociétés du S&P 500, marquant le troisième trimestre consécutif d'une croissance supérieure à 25 %. La technologie et l'énergie restent les principaux moteurs, soutenues par les dépenses d'infrastructure en intelligence artificielle (IA). Toutefois, la croissance des bénéfices s'élargit au-delà des géants technologiques.
Par ailleurs, des informations selon lesquelles le chiffre d'affaires annualisé d'OpenAI serait inférieur aux estimations initiales ont exercé une pression sur les valeurs technologiques. Alors que les laboratoires d'IA réduisent leurs prix, le pouvoir de tarification est ébranlé, bien que la demande reste vigoureuse. Julius Baer maintient une opinion positive sur le secteur du cloud et de l'intelligence artificielle.
