Chute historique à Wall Street : les marchés mondiaux s'effondrent
Les marchés mondiaux plongent après une chute historique à Wall Street, où le Nasdaq a perdu 5 %. Les investisseurs se tournent vers les valeurs refuges alors que le pétrole s'approche des 99 dollars.

Les marchés financiers mondiaux ont connu une séance de forte baisse, secoués par une vague de ventes massives à Wall Street et par des incertitudes politiques grandissantes. L'indice Nasdaq 100 a chuté de 5 %, effaçant environ 2,5 billions de dollars de capitalisation boursière lors de l'une des pires séances de ces dernières années. L'indice S&P 500 a reculé de 4 %, enregistrant sa plus forte baisse journalière depuis les turbulences douanières d'avril 2025, tandis que l'indice de volatilité VIX a bondi de 55 %.
Secteur Technologique et Valeurs Refuges
Le secteur technologique a été le plus touché, les investisseurs craignant un durcissement de la réglementation sur l'intelligence artificielle après les élections de mi-mandat aux États-Unis. Les valeurs des fabricants de semi-conducteurs ont lourdement chuté, l'indice sectoriel SOX plongeant de 10 %. Qualcomm et ARM ont reculé en raison de prévisions décevantes. Parallèlement, les investisseurs se sont réfugiés vers des actifs sûrs, ramenant le rendement des obligations souveraines américaines à dix ans à 4,82 %.
Impact sur le Marché Israélien
La Bourse de Tel-Aviv a ouvert en forte baisse, pénalisée à la fois par la tendance mondiale et par les incertitudes politiques locales. Le shekel a poursuivi sa dépréciation face au dollar américain, s'échangeant autour de 3,20 shekels pour un dollar, soit une baisse de plus de 12 % depuis le mois de mai. Les analystes attribuent cette faiblesse aux risques politiques accrus et aux déclarations récentes concernant l'aide militaire.
Matières Premières et Perspectives Macroéconomiques
Les cours du pétrole ont progressé de plus de 1,7 %, le Brent s'approchant de 99 dollars le baril, soutenus par des tensions géopolitiques affectant la production au Moyen-Orient et en Europe de l'Est. Bank of America a averti qu'une hausse persistante des prix de l'énergie pourrait raviver les anticipations d'inflation. Par ailleurs, la Banque d'Angleterre a relevé son taux directeur à 4 %, marquant sa première hausse en trois ans face aux pressions inflationnistes.





