Les marchés mondiaux ébranlés par la crise et la flambée de l'énergie

La crise géopolitique et la hausse des cours de l'énergie secouent les marchés mondiaux, menaçant d'alourdir le coût de la vie et du crédit pour les ménages israéliens.

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Les marchés mondiaux ébranlés par la crise et la flambée de l'énergie
Photo : ICE / בורסה והדולר (צילום shutterstock, פלאש 90/אדם שולדמן)

La crise au Moyen-Orient continue de peser sur les marchés financiers mondiaux, la hausse des prix de l'énergie alimentant les craintes inflationnistes et renforçant les attentes de politiques monétaires restrictives. Parallèlement, le dollar américain se renforce dans un contexte de fuite vers les valeurs refuges face aux incertitudes géopolitiques.

Marchés mondiaux et perspectives de la Fed

Selon Reuters, l'indice du dollar DXY s'est négocié à 99,084 points, près de son sommet hebdomadaire. En parallèle, l'indice des prix à la production aux États-Unis a progressé de 0,4 % en août, en ligne avec les prévisions, porté notamment par la reprise des cours de l'énergie. Les marchés estiment de plus en plus que la Réserve fédérale pourrait relever ses taux de 25 points de base lors de sa prochaine réunion du 16 septembre. Selon l'outil FedWatch du CME, la probabilité de cette mesure est montée à 71,1 %, contre 61,2 % la veille.

Parallèlement, le rendement des obligations souveraines américaines à 10 ans a grimpé à 4,957 %, s'approchant du seuil des 5 %. Les analystes de Barclays estiment que les obligations ne sont toujours pas bon marché et qu'aucun catalyseur clair ne semble en mesure de rassurer le marché pour l'instant.

Pressions inflationnistes au Japon et tendance du pétrole

Au Japon, la pression inflationniste s'accroît également. Le yen s'échange à 154,105 pour un dollar, après que les données sur les prix de gros ont révélé un bond de 7,6 % en août. Cette statistique renforce les anticipations selon lesquelles la Banque du Japon pourrait relever ses taux de 25 points de base la semaine prochaine. L'euro s'échange à 1,1609 dollar, tandis que la livre sterling reste relativement stable à 1,3503 dollar.

Le marché de l'énergie demeure un facteur clé. Le prix du baril de Brent a reculé de 0,6 % à 106,99 dollars, interrompant une série de cinq séances de hausse. Malgré ce repli journalier, le cours reste au-dessus du seuil des 100 dollars. La progression hebdomadaire des cours pétroliers est attribuée, entre autres, aux développements en mer Rouge et aux craintes de perturbations durables de l'approvisionnement.

Impact sur les ménages israéliens

Pour le public en Israël, ces évolutions pourraient avoir des répercussions concrètes. En premier lieu, un pétrole au-delà de 100 dollars le baril risque d'accentuer la pression sur les prix des carburants, du transport et de la logistique. Des coûts énergétiques élevés pourraient également se répercuter sur les biens et services.

« Ce qui commence par des fluctuations des prix du pétrole, des devises et des obligations aux États-Unis et en Europe risque de finir par toucher le ménage israélien, à travers les prix du carburant, des importations, des vacances à l'étranger et le coût de l'argent. »

Le marché des changes pourrait aussi peser sur les ménages. Un dollar plus fort face au shekel renchérit les achats en devise américaine, qu'il s'agisse de commandes en ligne ou de produits importés. Pour les Israéliens prévoyant un voyage à l'étranger, cela se traduira par des frais de séjour plus élevés.

Enfin, un environnement de taux mondiaux élevés pourrait compliquer de futures baisses de taux en Israël. Si l'inflation s'accélère et que la pression sur le shekel s'intensifie, le maintien de taux élevés pèsera sur les coûts du crédit local, incluant les prêts et les remboursements d'hypothèques.

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