Vol de rapatriement d'El Al depuis Bangkok : la cherté des billets critiquée
Le vol spécial d'El Al entre Bangkok et Israël facturé 850 dollars l'aller simple suscite des critiques, mais l'industrie aéronautique invoque des coûts opérationnels exceptionnels.
Le vol de rapatriement d'El Al depuis Bangkok suscite la polémique
À la suite d'un incident inhabituel impliquant un avion de Flydubai et des inquiétudes soulevées parmi les Israéliens voyageant à l'étranger concernant les compagnies étrangères, la compagnie aérienne El Al a annoncé un vol spécial au départ de Bangkok ce dimanche pour permettre aux citoyens de regagner le pays. Néanmoins, malgré la communication autour de ce vol de « sauvetage », le tarif de 850 dollars l'aller simple a provoqué une vive polémique en ligne.
De nombreux passagers ayant tenté de réserver une place ont exprimé leur indignation, s'attendant à ce qu'un vol qualifié de spécial et humanitaire soit proposé à un tarif préférentiel. Des comparaisons ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, mettant en avant des vols directs d'Arkia affichés à environ 450 dollars l'aller simple plus tard dans le mois. En revanche, les experts rappellent que les prix sur la ligne Tel-Aviv-Bangkok fluctuent considérablement selon la demande, les vols d'Arkia de la semaine prochaine pouvant atteindre 1 999 dollars l'aller simple.
Les réalités économiques cachées derrière les tarifs
Derrière ce prix de vente se cache une donnée financière majeure qui nuance la situation. Des acteurs du secteur aérien expliquent qu'à la différence d'un vol régulier, où la compagnie vend des billets aller-retour et optimise l'utilisation de ses appareils, il s'agit ici d'une mission ad hoc nécessitant d'acheminer un avion à vide ou quasi-vide de Tel-Aviv vers Bangkok.
Les répercussions financières sont loin d'être négligeables. L'exploitation d'un appareil gros-porteur est estimée à environ 10 000 dollars par heure de vol, selon les professionnels. Pour un aller-retour vers Bangkok, les seuls coûts horaires avoisinent les 200 000 dollars,auxquels s'ajoutent les frais de personnel, les taxes aéroportuaires, l'assistance au sol et la logistique d'urgence.
« Bien qu'un tarif de 850 dollars l'aller paraisse élevé sous l'appellation de vol de rapatriement, les spécialistes rappellent qu'il ne s'agit pas d'une opération hautement lucrative au vu des coûts exceptionnels engagés. »
Entre attentes du public et impératifs logistiques
Le décalage entre la perception publique et les coûts réels alimente la controverse. Pour un voyageur israélien bloqué à Bangkok hésitant à emprunter une compagnie étrangère, 850 dollars représentent une somme considérable. Pour une compagnie envoyant un long-courrier à vide sur l'aller, l'équation comptable est bien différente. Aucune réaction officielle n'a pour l'instant été communiquée par El Al.





