Le décès de Bar Belfer met en lumière les risques de l'épilepsie
La mort de l'actrice Bar Belfer rappelle les risques liés à l'épilepsie. Les neurologues soulignent l'importance des gestes d'urgence et alertent sur la pénurie de spécialistes en Israël.

Le décès tragique de Bar Belfer à un jeune âge rappelle douloureusement que l'épilepsie, souvent perçue par le public comme une maladie se manifestant uniquement par des crises, peut dans de rares cas engager le pronostic vital, souligne le Dr Moshe Herskowitz du Centre médical Rambam, représentant de la Ligue israélienne contre l'épilepsie.
Belfer, révélée dans le rôle principal du film « Sweet Mud », s'est éteinte à l'âge de 37 ans des suites d'une crise épileptique. Les experts rappellent que si la plupart des convulsions cessent spontanément en quelques minutes, les situations critiques peuvent découler d'un état de mal épileptique, de traumatismes physiques ou de la mort subite inattendue dans l'épilepsie.
Premiers secours et gestes essentiels
Une crise d'épilepsie se traduit par une activité électrique anormale et temporaire dans le cerveau. Lors d'une crise tonico-clonique, la personne perd connaissance et présente des mouvements convulsifs. Les neurologues rappellent qu'une crise dépassant cinq minutes constitue une urgence médicale absolue nécessitant une intervention rapide.
Face à une personne en crise, il est recommandé de chronométrer l'événement, d'écarter les objets dangereux, de placer un support souple sous la tête et de tourner délicatement la personne sur le côté une fois les convulsions terminées. Il est formellement déconseillé de tenter de bloquer les mouvements ou d'insérer un objet dans la bouche. Les secours doivent être prévenus immédiatement en cas de première crise ou si celle-ci se prolonge.
Pénurie de spécialistes dans les hôpitaux
Au-delà des consignes d'urgence, les professionnels de santé alertent sur les difficultés structurelles du système de soins. Selon le Pr Yoav Chapman, président de l'Association neurologique d'Israël, plus de 90 000 personnes vivent avec l'épilepsie dans le pays, face à seulement une quinzaine d'épileptologues spécialisés.
Moins de la moitié des hôpitaux israéliens disposent d'une clinique spécialisée en raison d'un manque criant de médecins. L'association appelle le Ministère de la Santé à débloquer des budgets pour attirer de jeunes talents et structurer des unités dédiées au sein des services neurologiques.





