Une présentatrice de Reshet 13 fond en larmes en direct face à un cas de maltraitance
La présentatrice de Reshet 13 Rotem Yisrael a fondu en larmes en direct en évoquant l'inculpation de trois employées de crèche à Ariel pour 400 cas de maltraitance sur 17 nourrissons.

Une matinale bouleversante a eu lieu dimanche sur la chaîne Reshet 13. La présentatrice Rotem Yisrael a fondu en larmes en direct à l'antenne, incapable de poursuivre le fil de son émission, en évoquant l'acte d'accusation glaçant déposé au Tribunal de district contre trois membres du personnel de la crèche « Lucik » à Ariel.
L'acte d'accusation vise la directrice de l'établissement, Natalia Kasilvsky, ainsi que deux employées, Darina Chalufa et Anna Peglasky. Les trois femmes font face à de lourdes accusations de violences et de sévices répétés, comprenant environ 400 cas documentés de brutalité systématique contre 17 nourrissons et tout-petits sans défense, âgés de six mois à trois ans. Selon l'accusation, les mises en cause recouraient à des méthodes de punition cruelles, notamment l'attache de bébés, leur enfermement dans des pièces et des épisodes d'asphyxie répétés menant parfois à la perte de connaissance.
Ouvrant son émission par une référence directe à cette affaire scandaleuse, la présentatrice a exprimé son indignation d'une voix brisée par l'émotion. « J'ai envie de dire quelque chose car c'est le moment d'utiliser notre pouvoir », a-t-elle déclaré. Suite à la publication de l'acte d'accusation visant ces « trois monstres », elle a refusé catégoriquement de leur donner le qualificatif d'éducatrices.
Tout en luttant contre ses sanglots, la journaliste a révélé la détresse psychologique ressentie lors de la lecture des pièces du dossier et des témoignages issus de la crèche. « Ces trois monstres sont accusés de 400 actes de violence sur 17 tout-petits. Et ce ne sont que les cas documentés, Dieu sait ce qui s'est passé d'autre », a-t-elle souligné, déconseillant aux spectateurs d'en lire les détails sans avoir le cœur bien accroché.
Yisrael a décrit les faits les plus poignants, soulignant la détresse des enfants face à ce qu'elle qualifie de routine de terreur. Outre les violences physiques, les ligotages et les étouffements, elle a confié avoir été particulièrement meurtrie par le spectacle de tout-petits assistant aux maltraitances infligées à leurs camarades et s'approchant d'eux en pleurant pour tenter de les réconforter.
En conclusion, la présentatrice a adressé un appel ferme et direct à l'institution judiciaire, exigeant la sévérité maximale pour créer un véritable effet de dissuasion. « Le tribunal a un rôle à jouer. Si ces monstres terroristes ne reçoivent pas la punition la plus sévère pour faire passer un message, nous sommes perdus. J'espère que la justice comprendra qu'elle représente une nation entière », a-t-elle conclu.





