Appartements bloqués à Tel-Aviv : une décision de justice permet aux acheteurs de récupérer leurs fonds

Un projet TAMA 38 à Neot Afeka, Tel-Aviv, a subi des retards majeurs, entraînant la nomination d'un séquestre. Dans une décision inédite, une juge a autorisé deux familles à annuler leurs contrats et à obtenir le remboursement intégral de leurs paiements, marquant un tournant pour le secteur immobilier.

GlobesAuteur : Arik Mirovsky
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Appartements bloqués à Tel-Aviv : une décision de justice permet aux acheteurs de récupérer leurs fonds
Photo : Globes / אילוסטרציה: Shutterstock

Un retard important dans la livraison d'appartements au sein d'un projet sous séquestre constitue-t-il une violation fondamentale du contrat de vente ? Le tribunal de district de Tel-Aviv a tranché par l'affirmative, établissant une jurisprudence importante. La juge Noa Grossman, qui a examiné le dossier du projet TAMA 38/1 à Neot Afeka, a déterminé que les acheteurs lésés par ces retards ont le droit de récupérer leurs fonds.

Le projet, situé au 50-52 rue Shlonsky et initié par la société Y. Heuberger Initiatives Ltd., comprend 32 logements existants et 20 nouveaux appartements, dont 14 ont été vendus. Suite aux difficultés financières du promoteur, la juge Grossman a nommé l'avocat Gonen Kastenbaum en tant que séquestre, à la demande des créanciers : Michlal Real Estate Finance Ltd., Clal Insurance et le fonds Sigma City.

Deux familles ayant acquis trois appartements ont demandé l'annulation de leurs transactions. Leurs avocats, Mani Koren et Yaakov Antwerg, ont fait valoir que la date de livraison initiale était prévue pour la mi-2025 et que les retards prolongés les contraignaient à payer simultanément un prêt hypothécaire et un loyer, les plongeant dans une détresse financière.

Les sociétés de financement, représentées par les avocats Ran Keren et Ron Turkeltaub, s'opposaient à cette annulation, arguant qu'un financement supplémentaire avait été injecté pour achever le projet d'ici novembre prochain et que les garanties de la Loi sur la vente visaient à assurer la livraison, même tardive, et non à permettre la sortie du contrat.

La juge Grossman a toutefois souligné une évolution de la jurisprudence : « Il ne suffit pas que les appartements soient livrés ; il faut insister sur le respect des délais. La nomination d'un séquestre témoigne d'une crise où l'acheteur doit pouvoir exercer ses garanties et sortir du projet. » Cette décision pourrait avoir des répercussions économiques majeures, les organismes de financement étant désormais confrontés à des risques accrus, ce qui pourrait entraîner une hausse des coûts de soutien financier pour le secteur de la construction résidentielle.

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