796 500 shekels : La station de radio 103FM indemnisera Nathan Zahavi
Le tribunal a statué que 103FM a rompu son contrat avec Nathan Zahavi en le suspendant d'antenne pendant 27 mois sans salaire. La juge a rejeté les plaintes pour diffamation et atteinte au droit moral, tout en ordonnant la résiliation du contrat.

Le tribunal de district de Tel-Aviv a partiellement accueilli la plainte de l'animateur radio Nathan Zahavi et de la société « Shit Zahavi Ltd. » contre la station 103FM. Le tribunal a jugé que la station avait rompu le contrat liant les deux parties en suspendant Zahavi d'antenne sans lui verser sa rémunération contractuelle.
La juge Limor Bibi a ordonné à la station de verser aux plaignants 796 500 shekels, incluant la rémunération pour les 27 mois de suspension ainsi que la TVA, en plus de 75 000 shekels de frais de justice. Les demandes relatives à l'atteinte au droit moral et à la diffamation ont été rejetées.
L'affaire remonte à novembre 2022, lorsque Zahavi, lors de son émission, avait réagi à la publication de données révélant que 174 personnes âgées isolées avaient été retrouvées sans vie à leur domicile. À l'antenne, il avait déclaré qu'il serait heureux si certains élus publics « s'attachaient les tefillin autour de la gorge et se pendaient ». Suite à ces propos, la station l'a suspendu, a publié une condamnation officielle et a exigé des excuses ainsi que des garanties de conformité réglementaire pour son retour. Zahavi ayant refusé, le conflit a été porté devant la justice.
L'avocat Lior Epstein, représentant les plaignants, a fait valoir que la station avait rompu un accord de longue date en abandonnant Zahavi au lieu de le défendre devant la Deuxième Autorité. Selon lui, la suspension sans salaire n'était pas prévue au contrat et les exigences de la station constituaient une modification unilatérale des conditions d'engagement.
Radio 103FM a soutenu que c'était Zahavi qui avait rompu ses obligations fondamentales en refusant de respecter les lois et les instructions de la direction. La station a souligné qu'en tant qu'organisme sous licence publique, elle était tenue d'agir après de tels propos.
La juge Bibi a conclu que, bien que Zahavi ait eu des obligations contractuelles, la suspension sans rémunération n'était pas conforme au contrat. Le tribunal a ordonné la résiliation du contrat à compter de la date du verdict.
La juge a également demandé à la station de préciser si elle comptait maintenir la clause de non-concurrence. Si elle y renonce, Zahavi sera libre de collaborer avec d'autres médias.
L'avocat Lior Epstein a déclaré :
« Ce verdict envoie un message clair à tous les médias et organismes commerciaux en Israël : on ne peut pas réduire au silence un professionnel ayant bâti sa réputation pendant des décennies, cesser de le payer et exiger de nouvelles conditions contractuelles. Le pouvoir de gestion n'est pas une licence pour piétiner un contrat, et le tribunal a aujourd'hui clairement établi cette limite. »





