Fin de l'aide militaire américaine : un choc budgétaire pour Israël

La décision américaine de stopper l'aide militaire d'ici la fin de l'année plonge l'économie israélienne dans l'incertitude, ouvrant un gouffre budgétaire de 24 milliards de shekels.

Fin de l'aide militaire américaine : un choc budgétaire pour Israël
Photo : The White House (Official White House Photo by Daniel Torok, P20260728DT-0682)

La tâche économique la plus urgente du prochain gouvernement sera de réduire le ratio dette/PIB, malgré la flambée des dépenses de défense, afin de reconstituer les amortisseurs fiscaux de l'économie. Un ratio dette/PIB faible offre au gouvernement la marge de manœuvre nécessaire pour soutenir le secteur privé en période de crise.

Cette semaine, il est apparu clairement que cette mission sera bien plus complexe. Le président américain Donald Trump a asséné un nouveau coup en annonçant son accord avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour mettre fin à l'aide militaire américaine, d'un montant de 3,8 milliards de dollars par an, dès la fin de l'année en cours et non fin 2028.

Le ministère des Finances, qui fondait ses prévisions budgétaires sur le maintien de l'aide jusqu'en 2028, devra désormais combler un trou fiscal supplémentaire d'environ 24 milliards de shekels au cours des deux prochaines années. Des responsables gouvernementaux avertissent que, sans cette aide, une dépendance accrue au marché intérieur provoquera une vague de hausses de prix.

Le gouverneur de la Banque d'Israël, le prof. Amir Yaron, a estimé que si le plan de renforcement de Tsahal d'un montant de 400 milliards de shekels est approuvé, le ratio dette/PIB d'Israël grimpera à environ 80 % en une décennie. Par ailleurs, l'agence Fitch a récemment souligné que la hausse continue de la dette pèse lourdement sur la perspective de notation d'Israël.

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