Une maison d'investissement prévient : le taux d'intérêt en Israël ne baissera pas de sitôt

La hausse attendue du prix du carburant, la pénurie de main-d'œuvre et les pressions économiques mondiales modifient les prévisions. Leader Capital Markets explique pourquoi une baisse des taux en Israël semble encore lointaine.

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Une maison d'investissement prévient : le taux d'intérêt en Israël ne baissera pas de sitôt
Photo : ICE / אמיר ירון נגיד בנק ישראל (צילום shutterstock, פלאש 90/ יונתן זינדל)

La Banque d'Israël devrait poursuivre sa politique d'attente et ne pas se précipiter pour réduire le taux d'intérêt, selon la revue macroéconomique publiée par la maison d'investissement Leader Capital Markets. Selon cette évaluation, le taux d'intérêt devrait se maintenir à 3,25 %, principalement en raison de l'incertitude géopolitique et de la persistance des pressions inflationnistes, le marché intégrant même la possibilité d'une nouvelle hausse jusqu'à 3,5 %.

Chez Leader, on note que la dépréciation du shekel enregistrée ces derniers mois, parallèlement à la hausse des prix de l'énergie, devrait entraîner une accélération de l'inflation à court terme. L'un des développements notables est la prévision d'une augmentation d'environ 8 % des prix du carburant dès le début du mois d'août, ce qui pourrait affecter les coûts de transport et les prix d'autres produits.

Cependant, la maison d'investissement souligne qu'à plus long terme, certains facteurs pourraient freiner l'inflation. Malgré l'affaiblissement récent du shekel, il s'est tout de même considérablement renforcé en termes annuels par rapport au panier de devises. Selon les économistes, une partie importante de l'impact de cette appréciation ne s'est pas encore reflétée dans les prix des produits importés, ce qui pourrait modérer le rythme des hausses de prix à l'avenir, lorsque de nouveaux stocks arriveront sur le marché.

Le marché du travail continue également de faire preuve de vigueur. En juin, une forte augmentation du nombre d'offres d'emploi a été enregistrée, tandis que le nombre de chômeurs n'a augmenté que modérément. Le ratio entre les offres d'emploi et les chômeurs est passé à 1,17, un chiffre indiquant une pénurie persistante de main-d'œuvre et une pression pour la poursuite des augmentations de salaire, une tendance qui soutient l'inflation. D'un autre côté, Leader note que la diminution du nombre de réservistes en service pourrait progressivement atténuer la pénurie de travailleurs.

Les développements mondiaux affectent également les prévisions locales. Aux États-Unis, la reprise de l'activité économique se poursuit, principalement dans le secteur des services, parallèlement à des pressions inflationnistes croissantes, ce qui renforce les évaluations selon lesquelles la Réserve fédérale augmentera ses taux dans les mois à venir. Parallèlement, des signes de reprise sont enregistrés en Europe, mais la nouvelle hausse des prix du pétrole augmente la probabilité d'une nouvelle hausse des taux par la Banque centrale européenne.

Leader conclut que la combinaison d'une inflation tenace, d'un marché du travail fort, de l'incertitude sécuritaire et d'une politique monétaire restrictive dans le monde devrait maintenir la Banque d'Israël sur la touche pendant un certain temps, rendant la possibilité d'une baisse des taux d'intérêt limitée à ce stade.

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